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jeudi 17 août 2006

♫ Sauve qui peut le vin et le pastis d'abord, chacun sa bonbonne et courage ! ♫

Très chers, dans le but d'y voir un peu plus clair dans ce dédale de relations amoureuses ou apparentées, nous allons, si vous le voulez bien, procéder à une étude comparative des qualités, défauts, vertus, vices, clous, marteaux...des forces en présence. Le contenu du développement ci-après est dénué de tout fondement scientifique ou technique ; il n'engage que son auteur, en la personne de moi-même, et sera le reflet de sa subjectivité. Tout ça ne veut pas dire grand chose mais ça fait sérieux (c'est pour tromper l'ennemi) (ça t'évitera de tromper ta femme) (non je ne vois pas d'éléphant (éléphant, trompe, tu vois ? On va reprendre tout en douceur, d'autant que je suis sûre que t'as pas fait tes cahiers de vacances. Eh ben t'as eu raison, fais pas cette têt) rose l'éléphant évidemment, t'avais compris). Bien.

1) Apparence physique

(je le mets en petit 1, non pas que ce soit l'essentiel, on est bien d'accord pour rester politiquemnt correct hein ? Le physique on s'en fout. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Sauf que tu tombes rarement amoureux de quelqu'un que tu trouves moche, t'as remarqué ? Et en plus c'est la première chose que tu vois, le physique - je ne parle pas des nouvelles technologies de la rencontre virtuelle, je suis née au XXè siècle (82 ans et toutes mes dents) et puis voilà d'abord).

Le charmant charmeur chilien est de taille moyenne, mais dans la petite moyenne, ou la moyenne moyenne, bon enfin bref, je sais pas combien il mesure mais je dirais moins d'1m80 et plus d'1m70. Oui je pourrais dire direct 1m75 à la louche, ça irait plus vite, mais je suis pas pressée perso, pourquoi ? t'as un train à prendre ?

(Ex)-monamour mesure1m92 (tu vois quand je sais, je sais ; quand je sais pas, je cerne au plus près, j't'explique).

Le gosse beau mesure, allez, 1m85.

Le rappeur canadien aussi (de toutes façons ils partent toujours à la bourre les trains).

Bilan provisoire : trois grands, un moyen.

Le charmant est d'origine chilienne, comme son nom l'indique, il a les yeux noirs, la peau douce et qui bronze vite, un tatouage sur le coeur (mais un truc que t'as jamais vu, d'une belle simplicité symbolique, cherche pas, tu trouveras pas), un torse excitant (oui), des mains sublimes, une bouche rafraîchissante...

(Ex)-...(j'abrège hein. Non mais tu l'auras ton train, t'inquiète) est d'origine antillaise, il a les yeux noirs, la peau douce (et noire), pas de tatouage, des doigt agiles.

Le gosse beau est d'origine alsacienne je crois, il a les yeux noisette, la peau pas spécialement douce (en tout cas je trouve...après libre à toi de penser le contraire), un tatouage sur le mollet...attends je réfléchis...sur le mollet droit, des doigts très agiles pour son jeune âge, musclé beaucoup.

Le rappeur est d'origine canadienne, il a les yeux bleus, la peau je sais pas, on s'est pas touché, t'es au courant non ? alors qu'est-ce que tu viens remuer le couteau dans la plaie là ? (non je m'énerve pas, n'importe quoi), beaucoup de tatouages, sans compter ceux que j'ai pas vus (ta gueule).

Bilan provisoire : origines diverses, deux blonds, deux bruns.

2) Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ?

Le charmant aime le skate, les femmes, la musique (la faire je veux dire, et chanter), faire la teuf, les échecs (le jeu. Il est pas maso non plus). Il n'aime pas le cinéma, la lecture (c'estpas pour tirer des conclusions hâtives, mais quand t'aimes ni le cinéma, ni la lecture, mais qu'est-ce que tu fous avec moi ? Ou l'inverse plutôt. Oui mais bon, il aime Bukowski et Vian. Et je lui ai fais lire du Kerouac et du Brautigan. Et bientôt du Fante. Alors hein, il fait des effort quand même, il en sera tenu compte).

(Ex) aime la lecture (lui), le kung fu, faire la teuf, les voyages, l'Histoire (avec une grande hache, comme disait...à toi de jouer camarade, allez réveille-toi). Il n'aime pas le cinéma, la bouffe exotique (c'est-à-dire les légumes, le poisson, tout ça quoi).

Le gosse beau aime me faire l'amour, la bière, faire la teuf, il a l'air bricoleur. Sinon le reste je sais pas (et je m'en fous, oui, tu peux le dire).

Le rappeur aime le rap, la philosophie, faire la teuf.

Bilan provisoire : des fêtards, plutôt cultivés sauf un.

3) C'est comment au pieu ?

Le charmant est hyper actif, matin, midi, soir, t'as pas intérêt de le réveiller la nuit quand tu vas chercher un verre d'eau, sinon tu passes à la casserole, c'est moi qui te le dis. Ce qui, en soi (en moi hein parce qu'en toi, bon bref), est très agréable. Un gars qui te désire en non stop, ben oui quoi, c'est cool. Expérimenté, ce qui ne gâte rien, étant donné son palmarès.

(Ex) est moins expérimenté. Normal il est plus jeune que moi, mais pas de beaucoup. Et puis je suis une bonne pédagogue en la matière.

Le gosse beau...bien bien moins expérimenté. Y a pas si longtemps il avait encore de l'acné j'suis sûre. Cependant qu'est-ce qu'il assure ! À croire que c'est inné chez lui (ou alors il a eu une bonne initiatrice) (comme quoi tu vois, faut leur expliquer aux gars, après tout le monde il est content).

Le rappeur...(allez va prendre ton train, tu m'agaces là).

Bilan provisoire : 1 hors concours pour cause de pas testé, 2 très bien, 1 excellent. La moyenne générale de la classe est plutôt bonne cette année.

4) Projets, ambitions, envies ?

Le charmant : que ça dure longtemps, qu'on vive ensemble, qu'on fasse des petits Totoro, mais on n'est pas obligé d'être fidèle puisque de toutes façons on s'aime.

(Ex) : pareil, mais on est obligé d'être fidèle si on s'aime.

Le gosse beau : qu'on baise.

Le rappeur...(ah ben c'est malin tu l'as loupé maintenant. Bien fait).

Bilan provisoire : vie de couple, plus ou moins dégagée des obligations militaires.

Conclusion. Premièrement tu vas me faire le plaisir de la faire toi-même la conclusion. Si tu imagines que je vais me taper tout le boulot, je crois que t'as un peu rêvé. Deuxièmement et pour finir, je suis au regret de t'informer que ton billet n'est ni échangeable ni remboursable.

mercredi 16 août 2006

À fond la forme

Eh oui ! me revoici, fraîche et pimpante ! En exclusivité pour toi, public bien-aimé, les réponses aux questions qui, je n'en doute pas, t'ont quotidiennement turlupiné (oui bon oh, tout de suite comme vous y allez, c'est la reprise, faut pas voir des jeux de mots là où y en a pas). Les réponses donc (vous êtes contents hein, vous allez retrouver le sommeil).

Avec qui Ada va-t-elle passer ce dernier week-end parisien ? La soirée du vendredi soir avec (ex)-monamour chez une amie, mais ça je vous l'avais déjà dit. Très sympathique cette soirée, même si les gens avaient tendance à me prendre à part (pas d'allusions déplacées je vous prie) pour demander : alors, t'en es où toi ? enfin je veux dire, vous en êtes où ? Non mais tu crois vraiment que c'est le lieu là ? et puis je t'en pose des questions ? (oui , ça en fait déjà deux, mais purement réthoriques, tu noteras). La nuit (platonique) avec (ex)-monamour toujours.,5h59, SMS du charmant charmeur chilien : Jtenvoa une pensée matinale jrentre a peine. Jété pa dedans. Jtenvoa pleins dbizoux o pays dé songes ! É jmexcuz si jte réveille. 5 heures après, je lui dis que ce SMS ne m'a pas réveillée (et c'est vrai en plus). Réponse du tac au tac alors que je pensais qu'il serait dans un profond sommeil à son tour : Cé domagé on aurai pu dormir ensemble ! (ben non, pas vraiment) Passe kan tu ve ! (ok, je vais voir ce que je peux faire). Milieu d'après-midi du samedi. J'arrive chez le charmant qui comate sur une revue dans son lit. Bon ben qu'est-ce que tu veux, une petite sieste ça se refuse pas. Soirée du samedi. Avec le charmant, dans un bar trop génial, pas celui d'en bas mais pas loin et presque mieux. Carrément mieux même. Non mais t'imagines ? Comme c'était le dernier jour avant fermeture pour congés annuels, ça s'est fini vers 6h du mat avec open bar. J'ai rencontré des tonnes de gens : une bande qui faisait le tour de Paris à vélo, avec des haltes désaltérantes, une fille au visage de psychopathe mais en fait non, deux journalistes, des musiciens, etc...et un jeune homme, sosie d'un acteur dont j'ai oublié le nom, ce qui ne va pas t'aider à visualiser, mais plutôt pas mal dans son genre (l'acteur c'est le gars qui joue dans Match Point de Woody Allen). On se calme : on a discuté, c'est tout. Et on s'est dit qu'on se recroiserait puisque lui aussi il habite dans le quartier. Dimanche. Dodo la journée. Le soir, toujours en compagnie du charmant, apéro et dîner avec des amis.

Qui a dit : "Si je préfère les chats au chiens, c'est parce qu'il n'y a pas de chat policier" ? Jean Cocteau. Qui n'a pas dit que des conneries, comme on voit.

Qui partira en vacances avec Ada ? Avec quelques jours de décalage, (ex)-monamour. Eh oui, ça vous en bouche un coin hein ? (moi aussi pour être honnête) (et toujours pas de vulgarité, merci). Le plus époustouflant c'est que le dépaysement, ou autre chose, ej ne sais guère, a réveillé ma libido à son égard. Reprise d'une vie sexuelle avec (ex)-monamour donc. Reste à savoir si ça va perdurer à Paris.

Qui est à l'appareil ? Ça dépend des recettes et des goûts mais en général y a des oeufs et de la crème fraîche.

Ada va-t-elle bronzer ? Franchement celle-là elle était trop facile. Noire Ada ok ? (mais avec les yeux bridés)

Le gosse beau fera-t-il une apparition ? Affirmatif. Et je vous prie de croire que j'avais de la concurrence en la personne de deux jeunes filles qui, selon toute apparence, lui auraient mieux convenu, générationnellement parlant. Je n'ai pas chercher à lutter (faut pas déconner, j'ai un peu autre chose à faire hein) mais il se trouve que j'ai remporté le gros lot. De là à dire que j'avais le privilège de l'ancienneté...ça se peut ouais. D'autant que je pensais qu'on avait atteint des sommets la dernière fois. Mais non, encore plus fort (incroyable). Sans doute qu'on se connaît mieux et que donc...Sinon, à part le sexe, circulez y a rien à voir.

Qui a dit : "Le travail est à la vie ce que le pétrole est à la mer" ? Vous croyez pas que je vais tout vous dire non plus ?

Ada sera-t-elle fidèle ? Si oui, à qui ? Sinon des noms ! Non mais vous m'avez bien regardée ? La réponse est non, et vie d'amant comme dirait Lacan (tandis que France Gall, elle, elle ferait mieux de la fermer). Quant aux noms, vous les avez comme dirait Coluche.

Ada reviendra-t-elle apaisée et l'esprit clair ? Aura-t-elle fait des choix déterminants ? C'te bonne blague ! Quelqu'un a-t-il vraiment cru que c'était une question sérieuse ?

Quel est le délai de prescription des ventes judiciaires ? Je vous le demande.

C'est quoi donc qu'il va se passer ? Ben là, pour être honnête, je m'installe dans une double vie et c'est pas confortable, je vous conseille pas d'essayer. On pourrait croire qu'avoir tout en double c'est mieux. Mais non.

Synthèse 100 % synthétique (laver à basse température) : ma vie c'est n'importe quoi. C'est trop la loose de reprendre le taff. Fais pas beau. La pêche quoi.

lundi 17 juillet 2006

♫ Tu étais presque belle, j'étais pas loin d'être fidèle ♫

Ouiii ? C'est à quel sujet ? D'accord d'accord, je vous raconte mon week-end.

Jeudi, après un vernissage arrosé de bière brésilienne (pourquoi pas, après tout ?), on a traversé le pont des Arts, où les Parisiens, bien inspirés mais pas très imaginatifs, viennent pique-niquer. Nous on avait juste envie de niquer (oh allez quoi, c'était trop tentant), on s'est contenté d'écouter un ou deux morceaux de la fanfare qui jouaient sur les quais (pour la rime). Plus tard le charmant charmeur chilien m'a fait une déclaration d'amour au bord de la fontaine, débordante de mousse, des innocents.

Vendredi, dans un parc, la question est posée (par lui) : ça va durer combien de temps, cet état d'extase ? Moi, pas castratrice pour deux sous, tu penses bien, je réponds : oh t'inquiète, pas longtemps...et heureusement, je suis bientôt en vacances, ça va nous faire du bien. Démarre un échange sur le mode : oui, il faut qu'on défusionne un peu et qu'on change de menu. Je lui parle du gosse beau, qui est à Paris en ce moment, mais que j'ai refusé de voir. Mais pourquoi donc ? s'exclame le charmant, vas-y, autorise-toi des libertés, comme ça je pourrai moi aussi tout ça tout ça...(non mais oh, deux c'est déjà pas facile à gérer, on va peut-être s'arrêter là. Remarque, ça m'aurait détendue). Nous sommes interrompus par un coup de fil de mon pote. Bla bla bla.

Le soir, apéro dînatoire. Dans la cour d'un immeuble, entre voisins-potes-gens du quartier. Tout va bien jusqu'au moment où la soeur du charmant annonce que l'ex d'icelui ets au bar à côté. Il me prévient : ouh là, si elle vient, ça craint pour toi. Bonne ambiance, cool, merci de me mettre à l'aise. Et là, forcément, elle vient. Qu'est-ce que je suis détendue moi dis donc, relaxation totale, mes paupières sont lourdes, limite je plane. Tu vois l'ataraxie ? je suis un tout petit peu plus loin sur la gauche...juste je révise mes techniques de combat et j'arrive.

J'ai rien contre elle hein, faut pas croire, mais si elle attaque...Finalement ça se passe bien. Vu qu'il n'y a jamais moins d'une dizaine de personnes entre elle et moi, on parvient à ne pas être en contact, sauf quand elle trace et qu'elle fait un tour de table pour faire la bise à tout le monde. Bon, mon tour venu ça ressemblait plus à un gentil coup de boule, mais quand on sait que j'ai échappé aux insultes, aux yeux qui crachent le feu tel le dragon, ben on s'estime à peu près heureux (cependant elle s'est lâchée samedi, après nous avoir croisés (oui elle traîne relativement souvent au bar en bas dans l'espoir de le voir) (non non c'est pas pénible du tout), lâchée donc, par message téléphonique interposé qui disait grosso modo (je n'en ai que la version rapportée) : "c'est pas la peine de dire bonjour, y a que du mépris, je t'ai vu avec ta noich..." Je ne suis pas chinoise, mais j'ai les yeux bridés, les termes génériques prolifèrent, contrairement à la couche d'ozone, j't'en parle même pas, c'est trop la zone...j'en conclue donc que c'est bien de moi qu'il s'agit. Plus tard elle s'est excusée par SMS. Ouais).

Fin de la soirée donc. Le charmant charmeur chilien me reproche :

1) d'avoir répondu agressivement à sa demande d'ouverture de porte de salle de bain pendant que j'étais sous la douche. Alors bon, si on peut même plus avoir quelques moments d'intimité, merde, où va-t-on ? Je vous le demande. La suite montre qu'il s'agissait sd'un prétexte de reproche, en guise d'introduction, comme qui dirait pour s'échauffer quoi.

2) d'avoir été distante avec lui pendant cet apéro. Oui mais quoi ? Il voulait peut-être que je lui roule des pelles pour qu'ensuite on se fasse écharper ? Et puis lui non plus, que je sache, il était pas hyper proche. Là encore ce ne sont que des mouvements préparatoires.

3) de souffler le froid depuis quelques jours. Cela est vrai, oui, après le coup de la bise, j'avoue (ouais, quand la bise fut venue, elle alla crier famine chez (ex)-monamour sa voisine). Attention, on passe en phase offensive.

4) de m'éloigner tandis qu'il ne cesse de se rapprocher. Vrai également, mais je réponds que quand tu rencontres un gars qui se présente comme instable, infidèle, volage, papillonnant...bref quand tu rencontres un gars qui, honnêtement (ça, on peut pas lui reprocher), te mets en garde, ben toi, pas con, tu restes sur tes gardes, question de survie.

Il répond que : il y a ce qu'on dit et il y a ce qu'on vit. Que là c'est différent, qu'il voit plus le monde de la même façon depuis qu'on s'est rencontré.

Euh, tu peux arrêter ton char deux minutes, c'est pas interdit de stationner là, tu m'as pris pour qui ? C'est pas toi qui, pas plus tard qu'hier, m'encourageait vivement à diversifier les partenaires pour avoir une alimentation équilibrée ? et pour, conséquemment, en profiter aussi ? J'ai pas rêvé non ?

Si, j'ai rêvé parce que tu vois il me kiffe trop et patati et patata.

Bien bien bien. De deux choses l'une (jamais bien compris ce que ça signifiait mais bon, je suis un peu à court de transition là, et tu sais bien que l'écriture, c'est comme la parole, il faut ar-ti-cu-ler, sinon on capte rien), soit il bluffe quand il m'incite à aller voir ailleurs, soit il mythonne quand il est tout love. Juste faut trouver la bonne option. En ce qui me concerne, il est vrai que je ne suis pas un modèle de fidélité (je suis pas un modèle du tout d'ailleurs, pour ceux qui en doutaient encore). Néanmoins ça m'arrive. D'être fidèle. Mais dans ces cas-là faut que je fasse un minimum confiance à mon partenaire. Dans le cas contraire j'essaye, autant que possible, de pas trop m'attacher, de prendre un minimum de recul. Quand j'entends le charmant dire qu'il n'est pas fidèle (et que ça tombe bien que moi non plus), comment pourrais-je m'investir dans cette relation de la façon qu'il souhaite, c'est-à-dire à fond ? (hum, cette phrase est toute pourrie, tu peux la remplacer par une de ton choix). Déjà je trouve que pour quelqu'un qui veut pas s'investir, j'y vais fort quand même. Vous savez quoi ? Je suis fatiguée là. Et encore, je vous parle pas d'(ex)-monamour.

jeudi 15 juin 2006

In the mood for Love, etc

Oui, je sais ce que vous allez dire...Alors chantons les amis, en ce jour de retrouvailles (sous la fameuse grisaille parisienne, celle qui aura ma peau dorée), chantons ! ♫ Je rentre un peu tard je sais, 18 ans de retard c'est vrai, mais j'ai trouvé mes allumettes, dans une rue du Massachusetts...C'est moi, c'est l'Italien, est-ce qu'il y a quelqu'un ? ♫ Oui bon voilà, I'm back.

Je vous propose une approche thématique de ces dernières semaines.

L'opération.

Entrée à l'hosto à 18h, anesthésie à 18h30, réveil à 19h15 (pas de morphine malgré mes tentatives d'apitoiement), retour en chambre à 20h, remise en liberté 48h après. Emballez, c'est pesé. En bonus 3 semaines d'arrêt de travail pour cause rendez-vous hebdomadaire avec le gynéco. Ok je prends.

La plage.

Eau chaude, soleil de plomb, léger vent, pédalo (ouais j'ai fait du pédalo. Même que le gars nous a pourchassé parce qu'on s'éloignait trop de la zone balisée. C'est vrai qu'on commençait à se dire que la mer s'agitait drôlement). Je suis pas loin d'être noire, ce qui est du plus bel effet au taff : Alors ma pauvre, ça va mieux ? Oh mais tu as vraiment bonne mine...Euh oui, la luxthérapie, tu connais pas ?

La fête.

À l'ombre des platanes, les débuts de soirée sont doux, cueillez, cueillez vostre jeunesse...Les dîners en terrasse. La nuit à nous.

J'ai dansé dans une boîte où la moyenne d'âge était effrayante. Imaginez une foule de gens tous nés APRES 1985. Un jeune homme voulait m'inviter chez lui (vu qu'il habitait juste à côté. C'est marrant comme ils habitent tous juste à côté hein ? Viens, c'est pas loin...Ils ont des prix à cause des nuisances sonores ou bien c'est un baratin standard ?). J'ai refusé mais nous avons discuté. Comme il s'enquerrait de mon âge et que j'annonçais 25 (ouh la menteuse ! Oui bon, mais dans ces milieux hostiles, faut bien s'adapter pour survivre...), il a eu un regard étonné qui voulait dire "waw, mais t'es vieille alors ?"...ce qui en un sens est flatteur, vu qu'en réalité j'ai 82 ans...mais bon faudrait leur dire qu'il y a une vie après l'adolescence quand même.

L'amour.

Ça se complexifie. Forcément. Le gosse beau (souvenez-vous, champion de la dictée de Pivot, il remet son titre en jeu tous les ans, même pas peur) m'a rejoint quelques jours autour de l'Ascension (non, c'est pas une région. Là ousque j'étais, pour vous donner un indice, les aides-soignantes m'appelaient peucheurette). Ça se confirme, nous avons bien 11 ans d'écart...Il se nourrit de hamburgers (notamment celui qui te met du soleil à l'intérieur de toi) et de kebabs. Moi je mangeais les frites...Mais si c'est pas mimi de poser des congés spécialement pour moi ! Bref il a fait chaud.

En parlant de coup de chaud, j'ai bien failli perdre mon permis de conduire. J'vous raconte ? Bon allez, c'est bien parce que c'est vous. Mais attention, il ne faut pas reproduire cette expérience à la maison, elle a été réalisée par des spécialistes. Petit matin, sortie de boîte. Je suis au volant. Le gosse beau n'est pas vraiment d'accord mais j'insiste en lui disant que de toutes façons on va se faire arrêter, et que si quelqu'un doit se sacrifier, c'est moi, vu que lui il a vraiment besoin de sa caisse, tandis que moi, hein, à Paris c'est métro-bus de nuit-éventuellement taxi, alors...En fait sous cette façade altruiste se cache une puérile envie de conduire sa voiture de ministre avec GPS intégré...Nous roulons. Je lance pour rire "Eh te retourne pas, j'crois qu'on est suivi". D'un coup d'oeil dans le rétro, le gosse beau m'annonce qu'il s'agit d'une voiture de police et qu'ils nous font des appels de phare. Ah ! alors ? c'est qui madame Soleil ? hein ? c'est qui ? Bonsoir, dites-moi mademoiselle, vous chaloupez un peu là hein ? Vous avez consommé ? Oh non, pensez-vous, en plus j'habite juste à côté (toujours dire qu'on habite juste à côté, les jeunes l'ont bien compris). Vous avez les papiers du véhicule ? (Il faut vous dire que la voiture a une plaque toute chelou car elle est immatriculée en France mais depuis l'étranger, ce qui lui fait une tête bizarre). Pendant qu'il s'éloigne pour lire la paperasse, je demande au gosse beau de me passer un chewing-gum, vu que peu de temps auparavant il m'a appris, mais c'est à vérifier, et non pas à expérimenter je répète, que ça fausse l'alcootest. Pas le temps, il me file celui qu'il a déjà dans la bouche. Est-ce que ça suffira à masquer la vodka ? Je me vois déjà interdite de conduite pour les siècles des siècles avec PV qui mettra sur la paille ma descendance jusqu'à extinction de la dynastie...Le flic revient, me recommande la prudence et roule Mimile ! Bénissons l'entité divine qui a voulu qu'ils n'aient pas le matos pour me faire souffler, loué soit le Seigneur qui rend la police indulgente !

Le gosse beau est reparti dans sa lointaine contrée. Exit le gosse beau. Entrée en scène d'(ex)-monamour. Oui, y a des parenthèses sur l'ex. Après de longues heures au téléphone au cours desquelles je lui faisais part de mon ras-le-bol de cette relation bâtarde, (ex)-monamour me dit qu'il m'aime, que c'est sérieux, et pour le prouver, il me rejoint en louant illico presto un studio dans cette petite ville de province où je coule des jours heureux de convalescente qui fait la teuf. Inutile de préciser que nous avons passé des vacances de rêve. Oui inutile. Le seul hic, c'est qu'il y est encore, ayant pris une location mensuelle...Avec l'idée, en prime, de s'installer dans la région. Mais sinon on est ensemble...Je viens de recevoir un mail où il écrit en lettres capitales JE T'AIME. Je ne sais pas quand on se reverra. Tout cela est d'une simplicité les amis...D'où les parenthèses, restons prudents.

Parallèlement j'ai reçu plusieurs coups de fil d'un mystérieux inconnu avec qui j'aurais discuté dans une soirée et qui a très envie de me revoir. Je ne vois pas du tout qui est ce jeune homme, c'est bien simple : je ne le connais pas et surtout, je ne lui ai pas donné mon numéro de téléphone malgré ce qu'il prétend (mais qui alors ? qui a osé lui donner mes coordonnées sans m'en parler ? Un traître ou une traîtresse se cache parmi mes connaissances, je mène l'enquête).

Pour corser le tout, le charmant charmeur chilien se rappelle à mon bon souvenir par SMS interposés.

Pendant mon absence :

Soigne toi bien ptite marmotte ! jtenvoie plein pleins dbizous !

Hello ! Jespère ke tu vas bien é ktout se passe bien pr toi Je pense à toi é jtenvoie plein dpensées positives et pleins dbizous !

Profite bien du soleil ! Bonnes vacances !

Jtenvoie une pensée chaude pr cette douce soirée d'été !

Dès mon retour :

On peut svoir demain pr le ptit déj ? En fin dmat ou débu daprèm si ta besoin de te reposé ? Le soir jboss juska minuit !

Domage ktu taf demain. Dtoute façon on svoa bientot ! Bonne nuit ptite marmotte

Comment résister ? Faut-il résister ? Je vais m'allonger sur le divan et on en reparle.

jeudi 4 mai 2006

L'éducation sentimentale

Alors là, si je m'attendais à ça...

Figurez-vous que le gosse beau (oui on va l'appeler ainsi, ça lui convient parfaitement étant donné son physique et son âge) m'envoie des SMS...Comme j'vous l'dis. En se quittant on s'était dit (ça devient un rituel) À bientôt (c'est du comique de répétition). Et voilà ce que je reçois :

30 avril 23h27

bien rentré (je suppose que c'est de moi qu'il parle, car lui il ne rentrait nulle part ce jour-là) tu à pu te reposé à bientot peut etre bisous

30 avril, 23h38

tu fait quoi ce soir ? (rien) tu es de sortie ? (non) je viens de rentré j'ai mangé au resto avec mes parents et je suis déjà au lit (moi aussi) besoin de repos !!...(allusion à peine masquée à nos torrides étreintes du petit matin)

30 avril, 23h47

appelle moi quand tu veut bonne nuit biz (ok bonne nuit)

2 mai, 7h25 (après avoir roulé toute la nuit pour rejoindre sa lointaine contrée)

dur dur la reprise et toi pas trop dur ce matin ? (oh si, terrible la reprise, une demi-journée de retard, rien que ça) à tu une adresse mail ? (oui, je suis à la pointe de la technologie malgré mon âge avancé, hé gamin tu m'as pris pour qui ?) bisous bonne journée

3 mai, 21h50

salut désolé mais je n'ai pas le net pour 3 semaines je suis à XXX j ai un week end dans 3 semaines je n'ai encore rien de prévu je te donnerai les dates où je suis libre et tu me diras ce que tu fait (ah oui ? ah bon) bonne soirée biz 3 mai, 22h57 passe une bonne nuit je vais me couché fait de beau reve biz (bonne nuit)

3 mai, 23h08

tu ne m'à pas dis quant tu était libre (ben j'en sais rien, un peu tout le temps, je fais pas de planning) 3 mai 23h14 je passerai te voir je ne connais pas paris tu me feras visité ? 3 mai, 23h23 je t'embrasse (moi aussi)

Alors bon, ce sont des SMS, certes...Mais quand il y a des accents on ne peut pas mettre ça sur le compte de la précipitation ou de l'inattention...les accents c'est forcément intentionnel. Obligé. Eh bien moi je suis peut-être snob ou petite nature, je veux bien reconnaître que l'orthographe-grammaire c'est parfois/souvent arbitraire mais, eh oh, y a des limites...je suis choquée. Bon j'ai pas non plus monté une cellule psychologique post-traumatique hein, mais quand même. Je précise que le gosse beau est parfaitement francophone, c'est sa langue maternelle.

Alors s'il croit qu'on va escalader la tour Eiffel ou chatouiller les gargouilles de Notre-Dame, il se met le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Non, je vais plutôt lui présenter un bon pote, Bescherelle de son nom. Au programme : auxiliaire avoir et préposition à, pourquoi et comment ne pas les confondre ; accord des verbes, participe passé ou infinitif ?

J'appréhende un peu cette éventuelle visite dans la mesure où, comme je vous disais, on se connaît pas des masses. En même temps un week-end sous la couette c'est sympa. Et puis si on s'ennuie, on pourra toujours faire des dictées...

mercredi 3 mai 2006

♫ Sea, sex and sun ♫

Ada revient et elle est pas contente.

D'abord, il s'est passé des trucs tristes de la vie, et surtout de la mort, pendant mes vacances. Ensuite je suis rentrée sous la grisaille pluvieuse de la capitale et comme accueil on fait mieux. Bon d'accord, depuis ça s'est arrangé mais c'est pas une raison pour pas râler. À la fin de la récré, on râle, par principe. Et n'oublions pas que j'ai un bronzage à entretenir. Alors soleil à tous les étages ou ça va barder. Ne parlons même pas de la reprise du taff. Non, n'en parlons pas. Parlons plutôt de choses légères et superficielles.

Par exemple, comment, par une douce soirée printanière, je m'en allai (les poings dans mes poches crevées) (non messieurs-dames, car j'ai un certain standing, mes vêtements ne sont point troués...évidemment je n'ai pas le talent d'Arthur mais jusqu'à preuve du contraire je ne suis pas non plus cul-de-jatte) (oui j'exagère, je sais), je m'en allai en joyeuse compagnie boire le verre de l'amitié. Comme on est très très potes, on est obligé d'en boire plusieurs de verres, logique. Nous étions dans un bar chaleureux à la lumière tamisée et aux portions généreuses (pour les habitués) et il y avait un jeune homme que j'avais rencontré il y a de ça une bonne année, voire même 18 mois et plus si affinités.

Ce jeune homme étant de par sa personne l'ami de mes amis, j'avais eu, à l'époque et comme de bien entendu, un a priori positif à son égard, car, c'est mathématiquement postulé, les amis de mes amis sont mes amis...les ennemis de mes amis sont mes ennemis...et les ennemis de mes ennemis sont mes amis (et avec ce genre de formule, t'es trop une bête dans la manipulation des nombres négatifs). Lors de cette première rencontre, lâchons le mot, nous nous étions physiquement plus. Et avions passé une bonne nuit. Très bonne même. Et puis, en blaguant, car on est des farceurs, et pourtant on n'a même pas fait l'école du rire (le sens de l'humour, c'est inné oui ou merde ?), on s'était dit À bientôt, hi hi, sachant qu'avec tous ces kilomètres qui nous séparaient hein, on n'était pas près de se revoir. Pour plus de détails, je pourrais vous dire que l'endroit où il travaille, celui où je vis et celui où nous passons parfois pour les vacances (le seul lieu que nous ayons en commun si vous suivez) sont peut-être équidistants, c'est possible mais j'ai pas fini de mesurer, en tout cas, ce qui est sûr c'est qu'ils sont espacés de plusieurs centaines de kilomètres. Prenons un exemple pour imager notre propos : je travaille à Madrid, il travaille à Rome, nous passons nos vacances à Paris (eh oh je suis pas folle au point de passer mes vacances à Paris, j'y vis) (oui je sais c'est un exemple, je l'ai dit en preum's j'vous ferai dire). Enfin bon, avant de se paumer dans ce dédale de circonlocutions, disons que les probabilités d'une rencontre prochaine, eu égard à nos vies respectives, et toutes choses étant égales par ailleurs, étaient faibles (les probabilités).

Et là, dernièrement, pas plus tard que le week-end dernier, nous nous revoyîmes et nous nous plûmes à nouveau. Et je trouve ça troublant car, voyez-vous, quand je dis jeune homme ce n'est pas une figure de style...c'est un homme oui bon, mais surtout il est jeune. Très jeune. Beaucoup plus jeune que moi (qui suis pourtant excessivement jeune, 82 ans c'est vous dire). Il a 10 ans de moins que moi (donc 72, bravo les matheux). Et encore, je dis 10 ans, c'est peut-être 12, je ne sais plus exactement...Il se trouve qu'il est fort bien fait de sa personne, c'est indéniable ; cependant nous n'avons que peu échangé, je ne sais pratiquement rien de lui, ni lui de moi, je doute que nous ayons de réels centres d'intérêt communs, à part danser jusqu'au bout de la nuit en sirotant des boissons rafraîchissantes...

Et malgré tout, comment dirais-je, nous avons une compatibilité sexuelle époustouflante. En tant que femme libérée je mets un point d'honneur à clamer haut et fort que le désir et l'amour sont tout à fait dissociables, genre je peux aimer platoniquement et m'envoyer en l'air avec le premier venu juste pour le plaisir. Sauf que c'est à nuancer...(preuve que ce n'est pas si facile) (d'être une femme libérée...vous dormez ou quoi ?). Je sais pas pour vous, mais moi pour avoir envie de faire l'amour avec quelqu'un et surtout pour que ce soit réussi, il ne me suffit pas d'admirer plastiquement un beau gosse.

Ben là si.

Et alors mes aïeux, quel feu d'artifice ! Vous voyez le 14 juillet un jour de coupe de monde du foot, au moment de l'abolition de la peine de mort et de la chute du mur de Berlin, tandis qu'on célèbre le carnaval des agités au son joyeux des tambours et trompettes ? Et ben c'est rien à côté.