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mercredi 16 août 2006

À fond la forme

Eh oui ! me revoici, fraîche et pimpante ! En exclusivité pour toi, public bien-aimé, les réponses aux questions qui, je n'en doute pas, t'ont quotidiennement turlupiné (oui bon oh, tout de suite comme vous y allez, c'est la reprise, faut pas voir des jeux de mots là où y en a pas). Les réponses donc (vous êtes contents hein, vous allez retrouver le sommeil).

Avec qui Ada va-t-elle passer ce dernier week-end parisien ? La soirée du vendredi soir avec (ex)-monamour chez une amie, mais ça je vous l'avais déjà dit. Très sympathique cette soirée, même si les gens avaient tendance à me prendre à part (pas d'allusions déplacées je vous prie) pour demander : alors, t'en es où toi ? enfin je veux dire, vous en êtes où ? Non mais tu crois vraiment que c'est le lieu là ? et puis je t'en pose des questions ? (oui , ça en fait déjà deux, mais purement réthoriques, tu noteras). La nuit (platonique) avec (ex)-monamour toujours.,5h59, SMS du charmant charmeur chilien : Jtenvoa une pensée matinale jrentre a peine. Jété pa dedans. Jtenvoa pleins dbizoux o pays dé songes ! É jmexcuz si jte réveille. 5 heures après, je lui dis que ce SMS ne m'a pas réveillée (et c'est vrai en plus). Réponse du tac au tac alors que je pensais qu'il serait dans un profond sommeil à son tour : Cé domagé on aurai pu dormir ensemble ! (ben non, pas vraiment) Passe kan tu ve ! (ok, je vais voir ce que je peux faire). Milieu d'après-midi du samedi. J'arrive chez le charmant qui comate sur une revue dans son lit. Bon ben qu'est-ce que tu veux, une petite sieste ça se refuse pas. Soirée du samedi. Avec le charmant, dans un bar trop génial, pas celui d'en bas mais pas loin et presque mieux. Carrément mieux même. Non mais t'imagines ? Comme c'était le dernier jour avant fermeture pour congés annuels, ça s'est fini vers 6h du mat avec open bar. J'ai rencontré des tonnes de gens : une bande qui faisait le tour de Paris à vélo, avec des haltes désaltérantes, une fille au visage de psychopathe mais en fait non, deux journalistes, des musiciens, etc...et un jeune homme, sosie d'un acteur dont j'ai oublié le nom, ce qui ne va pas t'aider à visualiser, mais plutôt pas mal dans son genre (l'acteur c'est le gars qui joue dans Match Point de Woody Allen). On se calme : on a discuté, c'est tout. Et on s'est dit qu'on se recroiserait puisque lui aussi il habite dans le quartier. Dimanche. Dodo la journée. Le soir, toujours en compagnie du charmant, apéro et dîner avec des amis.

Qui a dit : "Si je préfère les chats au chiens, c'est parce qu'il n'y a pas de chat policier" ? Jean Cocteau. Qui n'a pas dit que des conneries, comme on voit.

Qui partira en vacances avec Ada ? Avec quelques jours de décalage, (ex)-monamour. Eh oui, ça vous en bouche un coin hein ? (moi aussi pour être honnête) (et toujours pas de vulgarité, merci). Le plus époustouflant c'est que le dépaysement, ou autre chose, ej ne sais guère, a réveillé ma libido à son égard. Reprise d'une vie sexuelle avec (ex)-monamour donc. Reste à savoir si ça va perdurer à Paris.

Qui est à l'appareil ? Ça dépend des recettes et des goûts mais en général y a des oeufs et de la crème fraîche.

Ada va-t-elle bronzer ? Franchement celle-là elle était trop facile. Noire Ada ok ? (mais avec les yeux bridés)

Le gosse beau fera-t-il une apparition ? Affirmatif. Et je vous prie de croire que j'avais de la concurrence en la personne de deux jeunes filles qui, selon toute apparence, lui auraient mieux convenu, générationnellement parlant. Je n'ai pas chercher à lutter (faut pas déconner, j'ai un peu autre chose à faire hein) mais il se trouve que j'ai remporté le gros lot. De là à dire que j'avais le privilège de l'ancienneté...ça se peut ouais. D'autant que je pensais qu'on avait atteint des sommets la dernière fois. Mais non, encore plus fort (incroyable). Sans doute qu'on se connaît mieux et que donc...Sinon, à part le sexe, circulez y a rien à voir.

Qui a dit : "Le travail est à la vie ce que le pétrole est à la mer" ? Vous croyez pas que je vais tout vous dire non plus ?

Ada sera-t-elle fidèle ? Si oui, à qui ? Sinon des noms ! Non mais vous m'avez bien regardée ? La réponse est non, et vie d'amant comme dirait Lacan (tandis que France Gall, elle, elle ferait mieux de la fermer). Quant aux noms, vous les avez comme dirait Coluche.

Ada reviendra-t-elle apaisée et l'esprit clair ? Aura-t-elle fait des choix déterminants ? C'te bonne blague ! Quelqu'un a-t-il vraiment cru que c'était une question sérieuse ?

Quel est le délai de prescription des ventes judiciaires ? Je vous le demande.

C'est quoi donc qu'il va se passer ? Ben là, pour être honnête, je m'installe dans une double vie et c'est pas confortable, je vous conseille pas d'essayer. On pourrait croire qu'avoir tout en double c'est mieux. Mais non.

Synthèse 100 % synthétique (laver à basse température) : ma vie c'est n'importe quoi. C'est trop la loose de reprendre le taff. Fais pas beau. La pêche quoi.

vendredi 28 juillet 2006

...telle est la question

(Petit aparté pour ceux qui lisent mes archives : je répondrai à vos commentaires, soyez-en persuadés. Juste faudra patienter un peu, chers camarades)

Bon les enfants, faut que je me dépêche, je passe en coup de vent là...

L'information du jour c'est : je suis en vacances ce soir. Eh oui c'est la vie...(mais on se retrouvera hein ?)

Quelques petites choses en vrac. Je suis invitée tout à l'heure chez une amie et j'y vais avec (ex)-monamour. Première sortie publique en "couple" depuis une éternité (au moins...estimation à la baisse). J'en peux plus du taff, trop de choses à boucler avant mon départ. J'ai passé deux soirées consécutives avec le charmant charmeur chilien, en tête-à-tête, l'une dans un resto colombien, l'autre dans un bar où on a écouté des contes camerounais. Et je vous raconte même pas comment c'était bien (mais non, je vous raconte pas, j'ai pas le temps je vous ai dit). J'ai un peu la dalle. Le charmant m'a fait une visite-surprise au taff entre midi et deux. Fin du vrac.

Sachant tout cela, outre le fait que je ne pars que lundi et qu'il peut s'en passer de belles entretemps, posons-nous quelques questions :

  • Avec qui Ada va-t-elle passer ce dernier week-end parisien ?
  • Qui a dit "Si je préfère les chats aux chiens, c'est parce qu'il n'y a pas de chat policier" ?
  • Qui partira en vacances avec Ada ?
  • Qui est à l'appareil ?
  • Ada va-t-elle bronzer ?
  • Le gosse beau fera-t-il une apparition ?
  • Qui a dit : "Le travail est à la vie ce que le pétrole est à la mer" ?
  • Ada sera-t-elle fidèle ? Si oui, à qui ? Si non, des noms !
  • Ada reviendra-t-elle apaisée et l'esprit clair ? Aura-t-elle fait des choix déterminants ?
  • Quel est le délai de prescription des ventes judiciaires ? (non, moi non plus je ne la comprends pas cette question)
  • C'est quoi donc qu'il va se passer ?

Vous le saurez en lisant la suite de mes palpitantes aventures...Gaffe à vos os d'ici là.

mercredi 3 mai 2006

♫ Sea, sex and sun ♫

Ada revient et elle est pas contente.

D'abord, il s'est passé des trucs tristes de la vie, et surtout de la mort, pendant mes vacances. Ensuite je suis rentrée sous la grisaille pluvieuse de la capitale et comme accueil on fait mieux. Bon d'accord, depuis ça s'est arrangé mais c'est pas une raison pour pas râler. À la fin de la récré, on râle, par principe. Et n'oublions pas que j'ai un bronzage à entretenir. Alors soleil à tous les étages ou ça va barder. Ne parlons même pas de la reprise du taff. Non, n'en parlons pas. Parlons plutôt de choses légères et superficielles.

Par exemple, comment, par une douce soirée printanière, je m'en allai (les poings dans mes poches crevées) (non messieurs-dames, car j'ai un certain standing, mes vêtements ne sont point troués...évidemment je n'ai pas le talent d'Arthur mais jusqu'à preuve du contraire je ne suis pas non plus cul-de-jatte) (oui j'exagère, je sais), je m'en allai en joyeuse compagnie boire le verre de l'amitié. Comme on est très très potes, on est obligé d'en boire plusieurs de verres, logique. Nous étions dans un bar chaleureux à la lumière tamisée et aux portions généreuses (pour les habitués) et il y avait un jeune homme que j'avais rencontré il y a de ça une bonne année, voire même 18 mois et plus si affinités.

Ce jeune homme étant de par sa personne l'ami de mes amis, j'avais eu, à l'époque et comme de bien entendu, un a priori positif à son égard, car, c'est mathématiquement postulé, les amis de mes amis sont mes amis...les ennemis de mes amis sont mes ennemis...et les ennemis de mes ennemis sont mes amis (et avec ce genre de formule, t'es trop une bête dans la manipulation des nombres négatifs). Lors de cette première rencontre, lâchons le mot, nous nous étions physiquement plus. Et avions passé une bonne nuit. Très bonne même. Et puis, en blaguant, car on est des farceurs, et pourtant on n'a même pas fait l'école du rire (le sens de l'humour, c'est inné oui ou merde ?), on s'était dit À bientôt, hi hi, sachant qu'avec tous ces kilomètres qui nous séparaient hein, on n'était pas près de se revoir. Pour plus de détails, je pourrais vous dire que l'endroit où il travaille, celui où je vis et celui où nous passons parfois pour les vacances (le seul lieu que nous ayons en commun si vous suivez) sont peut-être équidistants, c'est possible mais j'ai pas fini de mesurer, en tout cas, ce qui est sûr c'est qu'ils sont espacés de plusieurs centaines de kilomètres. Prenons un exemple pour imager notre propos : je travaille à Madrid, il travaille à Rome, nous passons nos vacances à Paris (eh oh je suis pas folle au point de passer mes vacances à Paris, j'y vis) (oui je sais c'est un exemple, je l'ai dit en preum's j'vous ferai dire). Enfin bon, avant de se paumer dans ce dédale de circonlocutions, disons que les probabilités d'une rencontre prochaine, eu égard à nos vies respectives, et toutes choses étant égales par ailleurs, étaient faibles (les probabilités).

Et là, dernièrement, pas plus tard que le week-end dernier, nous nous revoyîmes et nous nous plûmes à nouveau. Et je trouve ça troublant car, voyez-vous, quand je dis jeune homme ce n'est pas une figure de style...c'est un homme oui bon, mais surtout il est jeune. Très jeune. Beaucoup plus jeune que moi (qui suis pourtant excessivement jeune, 82 ans c'est vous dire). Il a 10 ans de moins que moi (donc 72, bravo les matheux). Et encore, je dis 10 ans, c'est peut-être 12, je ne sais plus exactement...Il se trouve qu'il est fort bien fait de sa personne, c'est indéniable ; cependant nous n'avons que peu échangé, je ne sais pratiquement rien de lui, ni lui de moi, je doute que nous ayons de réels centres d'intérêt communs, à part danser jusqu'au bout de la nuit en sirotant des boissons rafraîchissantes...

Et malgré tout, comment dirais-je, nous avons une compatibilité sexuelle époustouflante. En tant que femme libérée je mets un point d'honneur à clamer haut et fort que le désir et l'amour sont tout à fait dissociables, genre je peux aimer platoniquement et m'envoyer en l'air avec le premier venu juste pour le plaisir. Sauf que c'est à nuancer...(preuve que ce n'est pas si facile) (d'être une femme libérée...vous dormez ou quoi ?). Je sais pas pour vous, mais moi pour avoir envie de faire l'amour avec quelqu'un et surtout pour que ce soit réussi, il ne me suffit pas d'admirer plastiquement un beau gosse.

Ben là si.

Et alors mes aïeux, quel feu d'artifice ! Vous voyez le 14 juillet un jour de coupe de monde du foot, au moment de l'abolition de la peine de mort et de la chute du mur de Berlin, tandis qu'on célèbre le carnaval des agités au son joyeux des tambours et trompettes ? Et ben c'est rien à côté.

vendredi 21 avril 2006

"Pars vite et reviens tard"

Avertissement : ce qui suit pourrait heurter la sensibilité des jeunes spectateurs. Parents, éloignez-les des écrans (demandez-leur par exemple de faire la vaisselle, ça sera toujours ça en moins, puis les vitres, des fois que ça dure). Quant à vous je préfère vous prévenir, le choc sera rude.

Vous savez quoi ? Ce soir je suis en vacances. Oui, c'est vrai. Ce n'est pas une blague, j'ai des limites quand même, je ne plaisante pas avec les sujets graves. Donc il va falloir être fort, très fort, car je ne peux ignorer, je sais, je suis intimement convaincue par persuasion autosuggestive copyright mister Coué, que le temps, en mon absence, va vous paraître looooooooooong comme une perpétuité assortie d'une période de sûreté sans remise de peine. Oui je comprends votre désarroi.

J'en vois qui, déjà, s'empiffrent de chocos BN...

D'autres, en état de choc, les yeux exorbités, refusent encore la triste réalité...

Certains se disent que la vie ne vaut plus la peine d'être vécue.

Certes je m'envole vers des cieux plus sereins, certes j'espère revenir bronzée, certes j'ai déjà le bruit des vagues dans les oreilles...(je dis ça, c'est pas pour vous faire envie hein, non vraiment, loin de moi cette idée, je suis pas comme ça). Mais c'est juste pour une semaine. Qu'est-ce que c'est une semaine, hein ? Sept jours, voilà. Alors dans 7 dodos et des brouettes, je reviens. C'est pas trop cool ça ? Et puis ce qui est bien avec les séparations, c'est qu'après y a les retrouvailles. Si c'est pas merveilleux...

Séchez vos larmes les amis. Je pars en vacances, c'est un fait. Je reviendrai, c'en est un autre. D'ici là portez-vous bien. N'oubliez pas de faire vos exercices...On s'embrasse ? Bon allez, viens faire un câlin. Voilà, ça va aller...Maman revient, c'est promis.

(quoi ? y a un problème ?)