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jeudi 31 août 2006

♫ La recette de l'amour fou ♫ (de Serge Breton)

(Attention terrain glissant)

Préliminaires : 20 à 30 minutes.

Cuisson : 20 à 30 minutes à feux doux, moyen et vif.

Ingrédients (pour deux personnes) : 1 charmant charmeur chilien (si vous n'en avez pas, un homme dans la force de l'âge fera l'affaire), 1 Ada (idem au féminin) (à noter : cette recette s'accommode très bien aussi avec deux personnes du même sexe)

♫ Dans un boudoir, introduisez un coeur bien tendre ♫ : je te détrompe tout de suite, le boudoir, rien à voir avec le biscuit. Le charmant invite Ada à dîner chez lui (oui, tu as bien compris, c'est moi le coeur tendre, pourquoi ? ça te pose un problème ?)

♫ Sur canapé laissez s'asseoir et se détendre ♫ pareil hein, le canapé rien à voir avec le toast. Pendant que le charmant fait l'inventaire des placards, Ada se prélasse sur le futon du salon.

♫ Versez une larme de porto ♫ oui pourquoi pas, mais moi j'aime pas trop, en plus on avait déjà pris l'apéro dehors. ♫ Et puis mettez-vous au piano, jouez Chopin avec dédain, égrenez vos accords ♫ : le charmant met un vinyl sur la platine, mais plutôt Nina Simone (♫ Summer time, and the leaving is easy, fish are jumping ♫)

Là un malencontreux oubli : Merde, la vaisselle ! s'exclame-t-il. Qu'à cela ne tienne, Ada toujours serviable et attentionnée (tu permets que je m'auto-congratule ? tu seras bien aimable) se porte volontaire. Non non, laisse...Bon dans ce cas je vais pas insister non plus hein, faut pas déconner.

♫ Il ne tient qu'à vous d'être tendre ♫ : pendant que le charmant opère, Ada, dans son dos, procède à de douces caresses descendantes, jusqu'à obtention de l'ouverture de braguette. Passage de la station verticale à la station semi-verticale (agenouillée quoi, fais pas semblant de pas comprendre) et du manuel au buccal...Si je puis me permettre un conseil pratique, préférez une vaisselle peu sale parce que sur la fin les coups d'éponge se font moins énergiques.

Le charmant met un truc à cuire (quoi comme truc ? À ce stade franchement laisse-moi te dire que tout le monde s'en fout. Un truc comestible hein, on va pas chipoter. Des pâtes, du riz, histoire de se reconstituer après l'effort).

Pendant ce temps Ada se charge de ♫ Tamise[r] toutes les lumières ♫

Retour sur le futon. Question déshabillage, Ada a un peu de retard par rapport au charmant qui lui a déjà son fut sur les genoux...Rééquilibrage, inversion des rôles (non je me suis pas mise à faire la vaisselle).

♫ Jouez la farce (dois-je préciser que rien à voir avec le dindon ?) du grand amour, dites jamais, dites toujours ♫ : oui oui, chacun sa façon de faire. Traditionnellement on dit plutôt "encore" mais après, bon, les spécialités régionales sont toujours bienvenues.

Merde, le riz - les pâtes - la semoule (choisis ton féculent) ! Intermède ultra-rapide pour étiendre le feu des plaques (mais seulement celui des plaques).

♫ Et consommez sur canapé ♫ je vous l'ai déjà dit, c'est un futon. Quant à la consommation elle-même, au moment de l'interconnexion, pour épicer un peu, on a choisi de se mettre debout. Et je pèse mes mots...

jeudi 17 août 2006

♫ Sauve qui peut le vin et le pastis d'abord, chacun sa bonbonne et courage ! ♫

Très chers, dans le but d'y voir un peu plus clair dans ce dédale de relations amoureuses ou apparentées, nous allons, si vous le voulez bien, procéder à une étude comparative des qualités, défauts, vertus, vices, clous, marteaux...des forces en présence. Le contenu du développement ci-après est dénué de tout fondement scientifique ou technique ; il n'engage que son auteur, en la personne de moi-même, et sera le reflet de sa subjectivité. Tout ça ne veut pas dire grand chose mais ça fait sérieux (c'est pour tromper l'ennemi) (ça t'évitera de tromper ta femme) (non je ne vois pas d'éléphant (éléphant, trompe, tu vois ? On va reprendre tout en douceur, d'autant que je suis sûre que t'as pas fait tes cahiers de vacances. Eh ben t'as eu raison, fais pas cette têt) rose l'éléphant évidemment, t'avais compris). Bien.

1) Apparence physique

(je le mets en petit 1, non pas que ce soit l'essentiel, on est bien d'accord pour rester politiquemnt correct hein ? Le physique on s'en fout. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Sauf que tu tombes rarement amoureux de quelqu'un que tu trouves moche, t'as remarqué ? Et en plus c'est la première chose que tu vois, le physique - je ne parle pas des nouvelles technologies de la rencontre virtuelle, je suis née au XXè siècle (82 ans et toutes mes dents) et puis voilà d'abord).

Le charmant charmeur chilien est de taille moyenne, mais dans la petite moyenne, ou la moyenne moyenne, bon enfin bref, je sais pas combien il mesure mais je dirais moins d'1m80 et plus d'1m70. Oui je pourrais dire direct 1m75 à la louche, ça irait plus vite, mais je suis pas pressée perso, pourquoi ? t'as un train à prendre ?

(Ex)-monamour mesure1m92 (tu vois quand je sais, je sais ; quand je sais pas, je cerne au plus près, j't'explique).

Le gosse beau mesure, allez, 1m85.

Le rappeur canadien aussi (de toutes façons ils partent toujours à la bourre les trains).

Bilan provisoire : trois grands, un moyen.

Le charmant est d'origine chilienne, comme son nom l'indique, il a les yeux noirs, la peau douce et qui bronze vite, un tatouage sur le coeur (mais un truc que t'as jamais vu, d'une belle simplicité symbolique, cherche pas, tu trouveras pas), un torse excitant (oui), des mains sublimes, une bouche rafraîchissante...

(Ex)-...(j'abrège hein. Non mais tu l'auras ton train, t'inquiète) est d'origine antillaise, il a les yeux noirs, la peau douce (et noire), pas de tatouage, des doigt agiles.

Le gosse beau est d'origine alsacienne je crois, il a les yeux noisette, la peau pas spécialement douce (en tout cas je trouve...après libre à toi de penser le contraire), un tatouage sur le mollet...attends je réfléchis...sur le mollet droit, des doigts très agiles pour son jeune âge, musclé beaucoup.

Le rappeur est d'origine canadienne, il a les yeux bleus, la peau je sais pas, on s'est pas touché, t'es au courant non ? alors qu'est-ce que tu viens remuer le couteau dans la plaie là ? (non je m'énerve pas, n'importe quoi), beaucoup de tatouages, sans compter ceux que j'ai pas vus (ta gueule).

Bilan provisoire : origines diverses, deux blonds, deux bruns.

2) Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ?

Le charmant aime le skate, les femmes, la musique (la faire je veux dire, et chanter), faire la teuf, les échecs (le jeu. Il est pas maso non plus). Il n'aime pas le cinéma, la lecture (c'estpas pour tirer des conclusions hâtives, mais quand t'aimes ni le cinéma, ni la lecture, mais qu'est-ce que tu fous avec moi ? Ou l'inverse plutôt. Oui mais bon, il aime Bukowski et Vian. Et je lui ai fais lire du Kerouac et du Brautigan. Et bientôt du Fante. Alors hein, il fait des effort quand même, il en sera tenu compte).

(Ex) aime la lecture (lui), le kung fu, faire la teuf, les voyages, l'Histoire (avec une grande hache, comme disait...à toi de jouer camarade, allez réveille-toi). Il n'aime pas le cinéma, la bouffe exotique (c'est-à-dire les légumes, le poisson, tout ça quoi).

Le gosse beau aime me faire l'amour, la bière, faire la teuf, il a l'air bricoleur. Sinon le reste je sais pas (et je m'en fous, oui, tu peux le dire).

Le rappeur aime le rap, la philosophie, faire la teuf.

Bilan provisoire : des fêtards, plutôt cultivés sauf un.

3) C'est comment au pieu ?

Le charmant est hyper actif, matin, midi, soir, t'as pas intérêt de le réveiller la nuit quand tu vas chercher un verre d'eau, sinon tu passes à la casserole, c'est moi qui te le dis. Ce qui, en soi (en moi hein parce qu'en toi, bon bref), est très agréable. Un gars qui te désire en non stop, ben oui quoi, c'est cool. Expérimenté, ce qui ne gâte rien, étant donné son palmarès.

(Ex) est moins expérimenté. Normal il est plus jeune que moi, mais pas de beaucoup. Et puis je suis une bonne pédagogue en la matière.

Le gosse beau...bien bien moins expérimenté. Y a pas si longtemps il avait encore de l'acné j'suis sûre. Cependant qu'est-ce qu'il assure ! À croire que c'est inné chez lui (ou alors il a eu une bonne initiatrice) (comme quoi tu vois, faut leur expliquer aux gars, après tout le monde il est content).

Le rappeur...(allez va prendre ton train, tu m'agaces là).

Bilan provisoire : 1 hors concours pour cause de pas testé, 2 très bien, 1 excellent. La moyenne générale de la classe est plutôt bonne cette année.

4) Projets, ambitions, envies ?

Le charmant : que ça dure longtemps, qu'on vive ensemble, qu'on fasse des petits Totoro, mais on n'est pas obligé d'être fidèle puisque de toutes façons on s'aime.

(Ex) : pareil, mais on est obligé d'être fidèle si on s'aime.

Le gosse beau : qu'on baise.

Le rappeur...(ah ben c'est malin tu l'as loupé maintenant. Bien fait).

Bilan provisoire : vie de couple, plus ou moins dégagée des obligations militaires.

Conclusion. Premièrement tu vas me faire le plaisir de la faire toi-même la conclusion. Si tu imagines que je vais me taper tout le boulot, je crois que t'as un peu rêvé. Deuxièmement et pour finir, je suis au regret de t'informer que ton billet n'est ni échangeable ni remboursable.

mercredi 16 août 2006

À fond la forme

Eh oui ! me revoici, fraîche et pimpante ! En exclusivité pour toi, public bien-aimé, les réponses aux questions qui, je n'en doute pas, t'ont quotidiennement turlupiné (oui bon oh, tout de suite comme vous y allez, c'est la reprise, faut pas voir des jeux de mots là où y en a pas). Les réponses donc (vous êtes contents hein, vous allez retrouver le sommeil).

Avec qui Ada va-t-elle passer ce dernier week-end parisien ? La soirée du vendredi soir avec (ex)-monamour chez une amie, mais ça je vous l'avais déjà dit. Très sympathique cette soirée, même si les gens avaient tendance à me prendre à part (pas d'allusions déplacées je vous prie) pour demander : alors, t'en es où toi ? enfin je veux dire, vous en êtes où ? Non mais tu crois vraiment que c'est le lieu là ? et puis je t'en pose des questions ? (oui , ça en fait déjà deux, mais purement réthoriques, tu noteras). La nuit (platonique) avec (ex)-monamour toujours.,5h59, SMS du charmant charmeur chilien : Jtenvoa une pensée matinale jrentre a peine. Jété pa dedans. Jtenvoa pleins dbizoux o pays dé songes ! É jmexcuz si jte réveille. 5 heures après, je lui dis que ce SMS ne m'a pas réveillée (et c'est vrai en plus). Réponse du tac au tac alors que je pensais qu'il serait dans un profond sommeil à son tour : Cé domagé on aurai pu dormir ensemble ! (ben non, pas vraiment) Passe kan tu ve ! (ok, je vais voir ce que je peux faire). Milieu d'après-midi du samedi. J'arrive chez le charmant qui comate sur une revue dans son lit. Bon ben qu'est-ce que tu veux, une petite sieste ça se refuse pas. Soirée du samedi. Avec le charmant, dans un bar trop génial, pas celui d'en bas mais pas loin et presque mieux. Carrément mieux même. Non mais t'imagines ? Comme c'était le dernier jour avant fermeture pour congés annuels, ça s'est fini vers 6h du mat avec open bar. J'ai rencontré des tonnes de gens : une bande qui faisait le tour de Paris à vélo, avec des haltes désaltérantes, une fille au visage de psychopathe mais en fait non, deux journalistes, des musiciens, etc...et un jeune homme, sosie d'un acteur dont j'ai oublié le nom, ce qui ne va pas t'aider à visualiser, mais plutôt pas mal dans son genre (l'acteur c'est le gars qui joue dans Match Point de Woody Allen). On se calme : on a discuté, c'est tout. Et on s'est dit qu'on se recroiserait puisque lui aussi il habite dans le quartier. Dimanche. Dodo la journée. Le soir, toujours en compagnie du charmant, apéro et dîner avec des amis.

Qui a dit : "Si je préfère les chats au chiens, c'est parce qu'il n'y a pas de chat policier" ? Jean Cocteau. Qui n'a pas dit que des conneries, comme on voit.

Qui partira en vacances avec Ada ? Avec quelques jours de décalage, (ex)-monamour. Eh oui, ça vous en bouche un coin hein ? (moi aussi pour être honnête) (et toujours pas de vulgarité, merci). Le plus époustouflant c'est que le dépaysement, ou autre chose, ej ne sais guère, a réveillé ma libido à son égard. Reprise d'une vie sexuelle avec (ex)-monamour donc. Reste à savoir si ça va perdurer à Paris.

Qui est à l'appareil ? Ça dépend des recettes et des goûts mais en général y a des oeufs et de la crème fraîche.

Ada va-t-elle bronzer ? Franchement celle-là elle était trop facile. Noire Ada ok ? (mais avec les yeux bridés)

Le gosse beau fera-t-il une apparition ? Affirmatif. Et je vous prie de croire que j'avais de la concurrence en la personne de deux jeunes filles qui, selon toute apparence, lui auraient mieux convenu, générationnellement parlant. Je n'ai pas chercher à lutter (faut pas déconner, j'ai un peu autre chose à faire hein) mais il se trouve que j'ai remporté le gros lot. De là à dire que j'avais le privilège de l'ancienneté...ça se peut ouais. D'autant que je pensais qu'on avait atteint des sommets la dernière fois. Mais non, encore plus fort (incroyable). Sans doute qu'on se connaît mieux et que donc...Sinon, à part le sexe, circulez y a rien à voir.

Qui a dit : "Le travail est à la vie ce que le pétrole est à la mer" ? Vous croyez pas que je vais tout vous dire non plus ?

Ada sera-t-elle fidèle ? Si oui, à qui ? Sinon des noms ! Non mais vous m'avez bien regardée ? La réponse est non, et vie d'amant comme dirait Lacan (tandis que France Gall, elle, elle ferait mieux de la fermer). Quant aux noms, vous les avez comme dirait Coluche.

Ada reviendra-t-elle apaisée et l'esprit clair ? Aura-t-elle fait des choix déterminants ? C'te bonne blague ! Quelqu'un a-t-il vraiment cru que c'était une question sérieuse ?

Quel est le délai de prescription des ventes judiciaires ? Je vous le demande.

C'est quoi donc qu'il va se passer ? Ben là, pour être honnête, je m'installe dans une double vie et c'est pas confortable, je vous conseille pas d'essayer. On pourrait croire qu'avoir tout en double c'est mieux. Mais non.

Synthèse 100 % synthétique (laver à basse température) : ma vie c'est n'importe quoi. C'est trop la loose de reprendre le taff. Fais pas beau. La pêche quoi.

vendredi 21 juillet 2006

"Si ce n'est toi c'est donc ton frère"

Hier soir concert de soutien à un peuple indien d'Amérique du Sud. Avec le charmant charmeur chilien en DJ pendant les transitions. Je vous passe le groupe de métal, niveau débutant, qui s'éclate comme un petit fou et déclenche dans le public, indulgent mais pas invulnérable, une vague de migraines. Je vous passe les rappeurs qui font un peu trop long. Je vous passe l'ingénieur du son qui cafouille grave. Heureusement y avait Sergent Garcia, seul, à la guitare (il était bien aussi le temps des Ludwig von 88).

L'événement marquant, c'est que j'ai mis un visage sur le mystérieux inconnu. Souvenez-vous, Ada malade, Ada convalescente en province. Coup de fil :

Bonjour Ada, tu vas bien ?

Oui mais c'est qui ?

C'est le mystérieux inconnu (là il me sort un prénom digne d'un protagoniste de série américaine) tu te souviens ?

Ah non, pas vraiment...(Laisse-moi réfléchir...Dallas ? Les feux de l'amour ? Tu sais, je suis pas forte en télé) (mais non je me moque pas, je sais bien qu'il a pas choisi son prénom ce pauvre garçon)

Mais si, on s'est vu à la soirée de XXX, on avait discuté, c'était cool. Je suis black, je suis musclé...(ben écoute, je suis contente pour toi, mais sincèrement, ça me fait une belle jambe)

Ah bon ? désolée je vois pas. Mais qui t'as donné mon numéro ?

Toi !

Alors là non, c'est pas possible, je m'en rappellerai.

Mais si mais si (quel menteur hein) alors quand est-ce qu'on boit un verre ?

Ben là je suis en vacances...et puis on se connaît pas...

Et t'es où en vacances ? (mais de quoi je me mêle ?)

Chez ma mère (ça calme ça non ?)

Bon je te rappellerai, passe le bonjour à ta mère (je n'y manquerai pas, tu penses bien)

J'appelle les copines pour me renseigner. Mais c'est qui ce gars ? Y en a une qui croit savoir mais elle jure qu'elle ne lui a pas donné mes coordonnées. Et je lui fais confiance. Mystère donc. Puis j'oublie.

Deuxième coup de fil sur le même mode...

Troisième coup de fil. Je zappe car maintenant il est dans mon répertoire, je sais donc que c'est lui, eh eh. Il laisse un message : Ada, c'est le mystérieux inconnu. Je voulais avoir de tes nouvelles, alors rappelle-moi s'il te plaît. Non, désolée.

Quatrième coup de fil. Idem. Là je me dis que s'il rappelle encore un fois, ce mec est un malade mental.

Cinquième coup de fil (ce mec est un malade mental) hier, mais il m'a feintée en appelant d'un fixe. Trop sioux. Dans le brouhaha du concert j'entends T'es où ? et spontanément je réponds À XXX. Ah je suis juste à côté, j'arrive. Non mais quelle conne. Ça s'appelle du réflexe conditionné. T'es où, j'suis là. Vive le téléphone portable.

Il vient, donc. Black et musclé c'est vrai, agréable à regarder. Au bout d'une demi-heure et après m'avoir demandé des nouvelles de ma mère (ah il a de la suite dans les idées), il finit par m'avouer qu'il m'a vue de loin dans une soirée (de loin, donc on n'a même pas discuté. Mais était-il même présent à cette soirée ? Nul ne le saura jamais. J'y crois pas trop) et que ce n'est pas moi qui lui ait donné mon numéro (merci du renseignement), mais...qui ? hein ? qui ?...Canada Dry (un ex-amant, pour les non-lecteurs de la première heure). Eh ben voilà, résolution du mystère. Ça m'a donné l'occasion de prendre des nouvelles dudit Canada Dry car, vous l'avez peut-être constaté, on s'est comme qui dirait perdu de vue (c'est ça les relations basées sur le sexe, ça tient pas trop la route. Disons que tant qu'à faire du sexe, autant varier les plaisirs et les partenaires).

Sauf que là, je t'explique, tu vois le mec derrière les platines, oui ? tu vois ? C'est mon mec (je simplifie hein, sinon on s'en sort pas). Et en plus je trouve ça moyen comme procédé. On va donc en rester là. Donc tu rentres avec lui ce soir ? Oui, tu as parfaitement compris. Et demain soir, tu fais quoi ? Dites-moi que je rêve...

Le charmant charmeur chilien arrive. Il me demande si c'est mon ex (il voit mes ex partout). Je lui raconte vite fait. Ça le fait marrer. C'est vrai que c'est cocasse. On boit un verre et on trace. Salut mystérieux inconnu, amuse-toi bien (enfin à l'avenir je veux dire, parce que là ça va fermer). Sur le chemin du retour, le charmant me dit : Dis donc, t'as dû sacrément bien baiser avec Canada Dry pour qu'il te recommande à ses potes et vice-versa...Oui c'est pas faux. Un plan cul sur un plateau. Mais non merci j'ai plus faim.

lundi 3 juillet 2006

C'est arrivé près de chez vous...(♫ ouais presque sous ton nez ♫)

Mettons-nous en situation.

Un soir (par exemple celui de vendredi). Vous êtes sur un quai de métro. Seul. Vient à passer un gars qui chaloupe comme le Titanic en phase terminale. Il se vautre dans les escaliers. Vous lui portez secours, toujours seul, à la force du poignet et de vos bras, certes petits mais pas costauds. Résultat : 48 heures après mes muscles s'en souviennent.

Un matin (par exemple ce matin). Vous faites la queue devant le distributeur automatique de tickets de transport (car vous êtes un peu con, vous n'avez pas d'abonnement annuel, ce serait trop simple, non, vous préférez vivre à l'ancienne, eh oh faudrait quand même pas mettre la charrue avant les boeufs, les boeufs ils font la queue, point barre). Vous êtes même pas à la bourre. au bout de longtemps, la personne qui manipule l'appareil annonce que c'est en panne. La queue bascule vers le guichet. Vient à passer un gars avec la gueule en sang. La guichetière ferme son guichet pour s'occuper de lui. Résultat : non seulement j'ai été obligée de griller, mais en plus j'étais à la bourre, c'est malin.

Dans un bar (par exemple celui où vous regardez les matches de foot). Vient à passer un gars, ni bourré ni blessé, ça change, qui vous aborde : alors comment vas-tu ? Euh oui, c'est à quel sujet ? Tu te souviens de moi (sourire complice) ? Ben euh, désolée, non. Mais si, je m'appelle XXX. Ah oui bien sûr (enfin pas sûr et certain non plus), excuse-moi (mais c'est qui bordel ?). Je t'offre un verre ? Merci mais je suis avec un ami là. Et désolée hein, je suis vraiment distraite des fois (on va dire ça comme ça)...

Le charmant charmeur chilien observe la scène de loin et vous dit ensuite : alors, on se fait draguer ? Non non, c'est le copain d'une copine. Résultat : hum...

Dans un parc (par exemple je sais pas). Vous êtes allongé à l'ombre, avec un bon bouquin, vous grignotez des cerises pendant qu'une peau douce (et andine) caresse votre peau douce. De temps en temps, une bouche douce (et andine) se remplit d'eau fraîche et l'écoule, au compte-goutte, dans votre bouche. Résultat : ça s'appelle vivre d'amour et d'eau fraîche (et de cerises un peu aussi).

Dans un lit (par exemple celui du charmant charmeur chilien). Vient à passer un gars, charmant, charmeur et chilien. Il vous dit qu'il vous kiffe, qu'il y a une telle compicité entre vous, que c'est tellement fort, que vous avez le même humour. Résultat : j'ai rencard ce soir avec (ex)-monamour.

Ben oui. C'est typiquement le truc qui me fout la trouille. En plus, je vous l'ai déjà dit, le charmant charmeur chilien c'est pas possible de tomber amoureux de lui, il est trop infidèle (pas encore, mais c'est pas une raison) (moi non plus mais c'est pas pareil d'abord). Courage, fuyons.

lundi 26 juin 2006

Mange ta main et garde l'autre pour demain

Si vous vous attendez à des révélations fracassantes, des retournements de situation, des décisions sans appel, des prises de résolution, des dénouements spectaculaires...vous allez pas être déçus : j'ai décidé de ne rien décider.

C'est un peu ma spécialité en même temps, je vois pas pourquoi ça changerait aujourd'hui, malheureusement. On me dit : mais de quoi tu te plains, t'as deux mecs en toute transparence, pas besoin de faire de faux plans, ils sont hyper conciliants (euh oui, relativement, faut pas exagérer non plus), c'est grand luxe. Ouais ouais...mais c'est un peu la misère aussi hein. J'arrive pas à me détacher d'(ex)-monamour (d'autant qu'il est pas près de le faire non plus malgré tout) et je kiffe le charmant charmeur chilien (et réciproquement). Mais sinon, c'est totale cohérence, y a rien de paradoxal là-dedans...juste je laisse mijoter, paraît que c'est meilleur.

Le week-end a été gastronomique. Ça a commencé de façon assez classique par un steack tartare de toute beauté, accompagné de ses traditionnelles frites maison. Puis un mélange de céréales, genre blé-avoine-orge-soja, agrémenté de raisins secs et de fruits frais. Puis une salade de papaye bien pimentée avec du riz gluant. Enfin barbecue-pommes de terre pour la fête du Soleil (sous la pluie mais c'est l'intention qui compte). Entretemps grignotage de chips de maïs. Voilà pour le solide. Rayon liquide : bière, vin rouge, thé.

Si tu retrouves quelle boisson va avec quel menu, ben c'est pas la peine de frimer, c'est quand même pas compliqué. Par contre si tu parviens à deviner quel menu va avec quel partenaire, là t'es vachement plus balèze. Essaye toujours...Moi j'ai la dalle.

jeudi 15 juin 2006

In the mood for Love, etc

Oui, je sais ce que vous allez dire...Alors chantons les amis, en ce jour de retrouvailles (sous la fameuse grisaille parisienne, celle qui aura ma peau dorée), chantons ! ♫ Je rentre un peu tard je sais, 18 ans de retard c'est vrai, mais j'ai trouvé mes allumettes, dans une rue du Massachusetts...C'est moi, c'est l'Italien, est-ce qu'il y a quelqu'un ? ♫ Oui bon voilà, I'm back.

Je vous propose une approche thématique de ces dernières semaines.

L'opération.

Entrée à l'hosto à 18h, anesthésie à 18h30, réveil à 19h15 (pas de morphine malgré mes tentatives d'apitoiement), retour en chambre à 20h, remise en liberté 48h après. Emballez, c'est pesé. En bonus 3 semaines d'arrêt de travail pour cause rendez-vous hebdomadaire avec le gynéco. Ok je prends.

La plage.

Eau chaude, soleil de plomb, léger vent, pédalo (ouais j'ai fait du pédalo. Même que le gars nous a pourchassé parce qu'on s'éloignait trop de la zone balisée. C'est vrai qu'on commençait à se dire que la mer s'agitait drôlement). Je suis pas loin d'être noire, ce qui est du plus bel effet au taff : Alors ma pauvre, ça va mieux ? Oh mais tu as vraiment bonne mine...Euh oui, la luxthérapie, tu connais pas ?

La fête.

À l'ombre des platanes, les débuts de soirée sont doux, cueillez, cueillez vostre jeunesse...Les dîners en terrasse. La nuit à nous.

J'ai dansé dans une boîte où la moyenne d'âge était effrayante. Imaginez une foule de gens tous nés APRES 1985. Un jeune homme voulait m'inviter chez lui (vu qu'il habitait juste à côté. C'est marrant comme ils habitent tous juste à côté hein ? Viens, c'est pas loin...Ils ont des prix à cause des nuisances sonores ou bien c'est un baratin standard ?). J'ai refusé mais nous avons discuté. Comme il s'enquerrait de mon âge et que j'annonçais 25 (ouh la menteuse ! Oui bon, mais dans ces milieux hostiles, faut bien s'adapter pour survivre...), il a eu un regard étonné qui voulait dire "waw, mais t'es vieille alors ?"...ce qui en un sens est flatteur, vu qu'en réalité j'ai 82 ans...mais bon faudrait leur dire qu'il y a une vie après l'adolescence quand même.

L'amour.

Ça se complexifie. Forcément. Le gosse beau (souvenez-vous, champion de la dictée de Pivot, il remet son titre en jeu tous les ans, même pas peur) m'a rejoint quelques jours autour de l'Ascension (non, c'est pas une région. Là ousque j'étais, pour vous donner un indice, les aides-soignantes m'appelaient peucheurette). Ça se confirme, nous avons bien 11 ans d'écart...Il se nourrit de hamburgers (notamment celui qui te met du soleil à l'intérieur de toi) et de kebabs. Moi je mangeais les frites...Mais si c'est pas mimi de poser des congés spécialement pour moi ! Bref il a fait chaud.

En parlant de coup de chaud, j'ai bien failli perdre mon permis de conduire. J'vous raconte ? Bon allez, c'est bien parce que c'est vous. Mais attention, il ne faut pas reproduire cette expérience à la maison, elle a été réalisée par des spécialistes. Petit matin, sortie de boîte. Je suis au volant. Le gosse beau n'est pas vraiment d'accord mais j'insiste en lui disant que de toutes façons on va se faire arrêter, et que si quelqu'un doit se sacrifier, c'est moi, vu que lui il a vraiment besoin de sa caisse, tandis que moi, hein, à Paris c'est métro-bus de nuit-éventuellement taxi, alors...En fait sous cette façade altruiste se cache une puérile envie de conduire sa voiture de ministre avec GPS intégré...Nous roulons. Je lance pour rire "Eh te retourne pas, j'crois qu'on est suivi". D'un coup d'oeil dans le rétro, le gosse beau m'annonce qu'il s'agit d'une voiture de police et qu'ils nous font des appels de phare. Ah ! alors ? c'est qui madame Soleil ? hein ? c'est qui ? Bonsoir, dites-moi mademoiselle, vous chaloupez un peu là hein ? Vous avez consommé ? Oh non, pensez-vous, en plus j'habite juste à côté (toujours dire qu'on habite juste à côté, les jeunes l'ont bien compris). Vous avez les papiers du véhicule ? (Il faut vous dire que la voiture a une plaque toute chelou car elle est immatriculée en France mais depuis l'étranger, ce qui lui fait une tête bizarre). Pendant qu'il s'éloigne pour lire la paperasse, je demande au gosse beau de me passer un chewing-gum, vu que peu de temps auparavant il m'a appris, mais c'est à vérifier, et non pas à expérimenter je répète, que ça fausse l'alcootest. Pas le temps, il me file celui qu'il a déjà dans la bouche. Est-ce que ça suffira à masquer la vodka ? Je me vois déjà interdite de conduite pour les siècles des siècles avec PV qui mettra sur la paille ma descendance jusqu'à extinction de la dynastie...Le flic revient, me recommande la prudence et roule Mimile ! Bénissons l'entité divine qui a voulu qu'ils n'aient pas le matos pour me faire souffler, loué soit le Seigneur qui rend la police indulgente !

Le gosse beau est reparti dans sa lointaine contrée. Exit le gosse beau. Entrée en scène d'(ex)-monamour. Oui, y a des parenthèses sur l'ex. Après de longues heures au téléphone au cours desquelles je lui faisais part de mon ras-le-bol de cette relation bâtarde, (ex)-monamour me dit qu'il m'aime, que c'est sérieux, et pour le prouver, il me rejoint en louant illico presto un studio dans cette petite ville de province où je coule des jours heureux de convalescente qui fait la teuf. Inutile de préciser que nous avons passé des vacances de rêve. Oui inutile. Le seul hic, c'est qu'il y est encore, ayant pris une location mensuelle...Avec l'idée, en prime, de s'installer dans la région. Mais sinon on est ensemble...Je viens de recevoir un mail où il écrit en lettres capitales JE T'AIME. Je ne sais pas quand on se reverra. Tout cela est d'une simplicité les amis...D'où les parenthèses, restons prudents.

Parallèlement j'ai reçu plusieurs coups de fil d'un mystérieux inconnu avec qui j'aurais discuté dans une soirée et qui a très envie de me revoir. Je ne vois pas du tout qui est ce jeune homme, c'est bien simple : je ne le connais pas et surtout, je ne lui ai pas donné mon numéro de téléphone malgré ce qu'il prétend (mais qui alors ? qui a osé lui donner mes coordonnées sans m'en parler ? Un traître ou une traîtresse se cache parmi mes connaissances, je mène l'enquête).

Pour corser le tout, le charmant charmeur chilien se rappelle à mon bon souvenir par SMS interposés.

Pendant mon absence :

Soigne toi bien ptite marmotte ! jtenvoie plein pleins dbizous !

Hello ! Jespère ke tu vas bien é ktout se passe bien pr toi Je pense à toi é jtenvoie plein dpensées positives et pleins dbizous !

Profite bien du soleil ! Bonnes vacances !

Jtenvoie une pensée chaude pr cette douce soirée d'été !

Dès mon retour :

On peut svoir demain pr le ptit déj ? En fin dmat ou débu daprèm si ta besoin de te reposé ? Le soir jboss juska minuit !

Domage ktu taf demain. Dtoute façon on svoa bientot ! Bonne nuit ptite marmotte

Comment résister ? Faut-il résister ? Je vais m'allonger sur le divan et on en reparle.

jeudi 18 mai 2006

♫ Que ne durent que les moments doux ♫

Soirée avec le charmant charmeur chilien.

À noter : il connaît tout le quartier. Il serre plus de mains que Chirac et Sarko réunis...Du coup on s'en est fait offrir (des coups).

D'autre part il avait une soirée barbecue-foot et il l'a zappée spécialement pour moi (en même temps, c'était un barbecue organisé dans un deux-pièces (oui y a des tarés)...Et il aime pas trop le foot. Petit sacrifice au final. Sauf qu'il s'expose à la rancune de son pote. Mais bon je me fais pas trop de souci).

Enfin, son appart est très mignon. Et rempli de vinyls vu qu'il est DJ.

Je ne dirais qu'une chose : j'ai été très "honorée"...(ça faisait longtemps que je vous avais pas fait un jeu de mot pourri)

mardi 18 avril 2006

Le dindon de la farce

Alors ce week-end pascal, ç'a été ? Et toi, Michel, ce week-end ? Maintenant que je vous ai raconté le pot de mousse, tous les coups sont permis hein...Sachez que de mon côté, c'est inqualifiable. Disons juste que

1. j'ai passé vendredi et samedi avec Canada Dry

2. puis dimanche et lundi avec ex-monamour (ce qui prouve que je suis humaine) (l'erreur...humaine...) (conne aussi, oui)

3. personne n'a caché de chocolat dans mon studio mais j'ai trouvé la liqueur quand même

J'ai une santé mentale de fer (cherchez pas la contrepèterie, y en a pas). À part ça, ça roule Raoul.

C'est pourquoi aujourd'hui, je m'en vais vous causer des pigeons et autres volatiles des villes.

Figurez-vous qu'il y a des gens qui nourrissent les pigeons. Oui. Notamment à Paris. Ailleurs je ne me prononcerai pas, mais j'imagine que partout où le pigeon existe, l'homme le nourrit. Vers la butte Montmartre par exemple, on peut observer de vieilles gens exécuter des sortes de chorégraphies depuis les épaules jusqu'au bout des doigts, dans lesquels ils tiennent des morceaux de pain rassis, et les oiseaux picorent. Même que parfois ils viennent leur manger dans la bouche. Alors les touristes s'en esbaudissent tandis que les enfants sont à la limite de la fascination (faut dire qu'on croirait presque un numéro de cirque) et on leur jette des pièces. Ça j'en suis même pas sûre, peut-être qu'ils font ça pour la beauté du geste. Ben oui, c'est tellement magnifique, on en pleurerait de joie, la vie est si jolie quand l'homme et la nature s'allient...

Dans le genre moins artistique (quoique, c'est un autre concept, plus underground), à l'époque où j'habitais dans le Sentier, je passais tous les matins devant le forum des Halles, tôt, très tôt, avant 8 heures du mat quoi (c'était une autre vie, les extraterrestres ne m'avaient pas encore piégée dans leur faille à la con), et tous les matins, je croisais un être humain, de sexe indéterminé...à vue de nez j'aurais penché pour une femme, mais c'était difficile à dire, car cet être portait toujours des vêtements informes, le dos voûté, le visage dissimulé dans une écharpe (camouflage de Sioux), en traînant son cabas à roulette et en marchant vite vite vite jusqu'à ce qu'il décide qu'ici c'était le bon endroit pour furtivement vider le panier et s'éclipser (hop, ni vu ni connu, pas vu pas pris...complétez selon les stocks disponibles) et là une masse de pigeons noircissait le ciel et atterrissait en trombe, à tel point que les (rares) piétons devaient s'arrêter devant ce convoi exceptionnel sous peine de se faire renverser (je ne plaisante pas), même que, à côté, le film d'Hitchcock c'est du gâteau...Certains jours je ne voyais que les nuages de pigeons et j'en déduisais qu'il-elle était dans les parages. On ne pouvait jamais savoir vraiment où, vu que trop rusé(e) (Sioux toujours) il-elle était.

Bien. Nous savons tous qu'il est interdit de jeter des cacahuètes aux singes et donc, par analogie, de nourrir les pigeons. Ok, si on devait faire que ce qui est autorisé, on n'irait pas très loin, alors disons qu'on s'en fout un peu que ce soit passible de poursuites judiciaires (attention je n'appelle pas à la désobéissance civile hein). Si vous voulez. Mais quand même, et ça aussi on le sait tous, le Parisien est un gros porc qui n'a pas peur de polluer son environnement ; et tout bon pigeon qui se respecte ne peut pas ignorer que le bonheur c'est simple comme un coup de bec. Paris est une ville où coulent le lait et le miel (je sais pas comment on dit en langage avicole). Y a qu'à regarder, n'importe quel oiseau est plus gras qu'un SDF en surcharge pondérale. Enfin quoi, on va pas me faire croire que les pigeons crèvent la dalle ?!?

Alors pourquoi ? Ça rime à quoi ? Franchement je comprends pas. Et qu'on vienne pas me dire que ça mange pas de pain, parce que justement, si.

lundi 10 avril 2006

SOS amor(t)

On va finir par le savoir que le 12 est mort (paix à son âme). L'actuel monamant s'est amusé à mémoriser toutes les variations sur 118 existant à ce jour. Je me suis endormie avant qu'il ait fini de les égrener.

Non, même pas vrai. Il ne donne pas dans le soporifique, surtout quand il lui passe ce genre de drôles d'idée par la tête. Autre exemple (tremblez braves gens) : et si, ce soir (on s'abstient de chanter, merci), on faisait l'amour sans préservatif ? Ben voyons, j'allais t'en parler.

Cet adorable jeune homme, que je côtoie depuis peu, à qui je n'ai juré ni amour, ni fidélité, et réciproquement (oui, moi aussi je suis une adorable jeune femme, quelqu'un a quelque chose à dire ?), que j'affuble secrètement du doux surnom de Canada Dry, car il a l'âge, la taille et la couleur d'ex-monamour, mais ce n'est pas ex-monamour, non, c'est Canada Dry (du mal à faire le deuil, moi ? vous plaisantez ou quoi)...ce jeune homme donc est problablement en excellente santé, je le lui souhaite, mais de là à jouer à la roulette russe...faut pas pousser mémé dans les orties.

D'autre part, qu'est-ce qui lui prouve que de mon côté tout va bien . Ok, j'ai l'air normale. So what, darling ? (oui, il aime qu'on parle anglais). Et alors ? (rassurez-vous, je ne suis pas malade, mais ça ne se voit ni à l'oeil nu, ni à la loupe).

Tout ça pour dire que ça fait vingt ans qu'on nous serine que Sans capote, faut surtout paniquer et il s'en trouve encore pour répliquer Même pas peur.

mercredi 29 mars 2006

Ada ou l'ardeur

Bon ben le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne brille pas par ma prolixité...(si ce mot n'existe pas, qu'il veuille bien m'en excuser).

En fait, j'ai bien essayé de vous concocter quelques trucs trop fendage de gueule, spécialement pour vous, foules immenses anonymes et mystérieuses, oui vous tous qui ne me lisez pas (pas encore, ah ah ! ma vengeance sera terrible...) (non ça n'a rien à voir). Et bien croyez-le ou non, c'est pas donné à tout le monde d'avoir des trucs à raconter. Ma vie est sans intérêt, voilà quoi, faut se faire une raison...

Mais non je blague ! Ma vie est trop passionnante, la preuve, j'ai même pas le temps de m'occuper de ce blog. CQFD. Well, ce que je voulais dire, pour recentrer le débat (vision optimiste de ce qui s'appelle plus exactement un monologue, voire un soliloque, ou encore un cri dans le désert...bon j'arrête. Après, ceux qui ne me lisent pas vont dire que je suis obsessionnelle, alors que hein, je ne vois vraiment pas pourquoi). Ce que je voulais dire donc, c'est que j'ai passé un week-end infernal. Voilà c'est dit. Allez, salut.

D'accord, d'accord, à la demande générale, je développe :

- tout d'abord, j'ai travaillé samedi et dimanche (vive le service public ! (sérieusement, je suis très attachée au service public. De là à dire qu'il m'aliène...ben pas plus que n'importe quel taff hein)).

- deuxièmement, j'ai fait la fête jusqu'à pas d'heure dans la nuit de samedi à dimanche, vous savez cette fameuse nuit où y a plutôt intérêt à se coucher comme Proust, parce que déjà qu'on perd une heure, ce n'est pas la peine d'en rajouter (pour le coup si, double dose de caféine si tu veux avoir une chance de te réveiller à un moment ou à un autre) (moi j'ai pris un autre).

- troisièmement, à l'issue de cette soirée, ex-monamour et moi-même nous sommes offert une séance de régression : je vous passe les détails, torrides (quand je vous disais week-end infernal, c'est ça aussi l'enfer, faut pas croire, y a pas que des mauvais côtés des fois). Alors bon, j'ai pas de conseils à vous donner, je ne suis pas qualifiée pour les thérapies de couple et les retours de l'être aimé plus vite que l'ombre de la lumière, mais...si je puis vous donner mon humble avis, eh bien il ne faut pas s'offrir de séance de régression avec ses ex. Non il ne faut pas. Et là, n'insistez pas, je ne développerai pas (juste un indice : chaos mental garanti à base de miel agrémenté de quelques gouttes de ciguë).

- quatrièmement, dimanche soir je me suis offert une deuxième séance torride (mais celle-ci était planifiée) avec Canada Dry, qui, selon toute apparence et malgré sa plastique remarquable, son intelligence et son humour, n'est pas le nouveau monamour. Non. Canada Dry est l'actuel monamant et c'est très bien ainsi.

Vous avez maintenant tous les éléments en main pour calculer mon temps de sommeil sur 48 heures...Plus proche de zéro que de l'infini n'est-ce pas ? Tirons-en la conclusion qui s'impose : lundi soir je n'avais qu'un idée en tête...DODO. Je me vautrai donc devant le téléfilm sur de Gaulle et m'endormis presqu'instantanément, avide que j'étais de ce repos bien mérité qui m'apporterait l'oubli (et m'éviterait de pester contre ma légèreté, mon inconséquence, mon masochisme et tout et tout) et là, tandis que de doux rêves commençaient à squatter mon inconscient...coup de théâtre : ta tan ! Euh non pardon : toc toc ! On frappe à ma porte. Mais qui cela peut-il bien être ? Je n'attends pourtant pas âme qui vive...des fantômes je ne dis pas, mais âme qui vive, point du tout...

Je vous le donne en mille : Monsieur Livreur-de-pizza ! Réaction mentale immédiate : tiens, je deviens somnambule, je passe des coups de fil en dormant...Oui je sais, je suis très naïve, car en réalité ce crétin s'était trompé de porte. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarghhhhh...J'ai mis trois plombes à me rendormir.