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jeudi 17 août 2006

♫ Sauve qui peut le vin et le pastis d'abord, chacun sa bonbonne et courage ! ♫

Très chers, dans le but d'y voir un peu plus clair dans ce dédale de relations amoureuses ou apparentées, nous allons, si vous le voulez bien, procéder à une étude comparative des qualités, défauts, vertus, vices, clous, marteaux...des forces en présence. Le contenu du développement ci-après est dénué de tout fondement scientifique ou technique ; il n'engage que son auteur, en la personne de moi-même, et sera le reflet de sa subjectivité. Tout ça ne veut pas dire grand chose mais ça fait sérieux (c'est pour tromper l'ennemi) (ça t'évitera de tromper ta femme) (non je ne vois pas d'éléphant (éléphant, trompe, tu vois ? On va reprendre tout en douceur, d'autant que je suis sûre que t'as pas fait tes cahiers de vacances. Eh ben t'as eu raison, fais pas cette têt) rose l'éléphant évidemment, t'avais compris). Bien.

1) Apparence physique

(je le mets en petit 1, non pas que ce soit l'essentiel, on est bien d'accord pour rester politiquemnt correct hein ? Le physique on s'en fout. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Sauf que tu tombes rarement amoureux de quelqu'un que tu trouves moche, t'as remarqué ? Et en plus c'est la première chose que tu vois, le physique - je ne parle pas des nouvelles technologies de la rencontre virtuelle, je suis née au XXè siècle (82 ans et toutes mes dents) et puis voilà d'abord).

Le charmant charmeur chilien est de taille moyenne, mais dans la petite moyenne, ou la moyenne moyenne, bon enfin bref, je sais pas combien il mesure mais je dirais moins d'1m80 et plus d'1m70. Oui je pourrais dire direct 1m75 à la louche, ça irait plus vite, mais je suis pas pressée perso, pourquoi ? t'as un train à prendre ?

(Ex)-monamour mesure1m92 (tu vois quand je sais, je sais ; quand je sais pas, je cerne au plus près, j't'explique).

Le gosse beau mesure, allez, 1m85.

Le rappeur canadien aussi (de toutes façons ils partent toujours à la bourre les trains).

Bilan provisoire : trois grands, un moyen.

Le charmant est d'origine chilienne, comme son nom l'indique, il a les yeux noirs, la peau douce et qui bronze vite, un tatouage sur le coeur (mais un truc que t'as jamais vu, d'une belle simplicité symbolique, cherche pas, tu trouveras pas), un torse excitant (oui), des mains sublimes, une bouche rafraîchissante...

(Ex)-...(j'abrège hein. Non mais tu l'auras ton train, t'inquiète) est d'origine antillaise, il a les yeux noirs, la peau douce (et noire), pas de tatouage, des doigt agiles.

Le gosse beau est d'origine alsacienne je crois, il a les yeux noisette, la peau pas spécialement douce (en tout cas je trouve...après libre à toi de penser le contraire), un tatouage sur le mollet...attends je réfléchis...sur le mollet droit, des doigts très agiles pour son jeune âge, musclé beaucoup.

Le rappeur est d'origine canadienne, il a les yeux bleus, la peau je sais pas, on s'est pas touché, t'es au courant non ? alors qu'est-ce que tu viens remuer le couteau dans la plaie là ? (non je m'énerve pas, n'importe quoi), beaucoup de tatouages, sans compter ceux que j'ai pas vus (ta gueule).

Bilan provisoire : origines diverses, deux blonds, deux bruns.

2) Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ?

Le charmant aime le skate, les femmes, la musique (la faire je veux dire, et chanter), faire la teuf, les échecs (le jeu. Il est pas maso non plus). Il n'aime pas le cinéma, la lecture (c'estpas pour tirer des conclusions hâtives, mais quand t'aimes ni le cinéma, ni la lecture, mais qu'est-ce que tu fous avec moi ? Ou l'inverse plutôt. Oui mais bon, il aime Bukowski et Vian. Et je lui ai fais lire du Kerouac et du Brautigan. Et bientôt du Fante. Alors hein, il fait des effort quand même, il en sera tenu compte).

(Ex) aime la lecture (lui), le kung fu, faire la teuf, les voyages, l'Histoire (avec une grande hache, comme disait...à toi de jouer camarade, allez réveille-toi). Il n'aime pas le cinéma, la bouffe exotique (c'est-à-dire les légumes, le poisson, tout ça quoi).

Le gosse beau aime me faire l'amour, la bière, faire la teuf, il a l'air bricoleur. Sinon le reste je sais pas (et je m'en fous, oui, tu peux le dire).

Le rappeur aime le rap, la philosophie, faire la teuf.

Bilan provisoire : des fêtards, plutôt cultivés sauf un.

3) C'est comment au pieu ?

Le charmant est hyper actif, matin, midi, soir, t'as pas intérêt de le réveiller la nuit quand tu vas chercher un verre d'eau, sinon tu passes à la casserole, c'est moi qui te le dis. Ce qui, en soi (en moi hein parce qu'en toi, bon bref), est très agréable. Un gars qui te désire en non stop, ben oui quoi, c'est cool. Expérimenté, ce qui ne gâte rien, étant donné son palmarès.

(Ex) est moins expérimenté. Normal il est plus jeune que moi, mais pas de beaucoup. Et puis je suis une bonne pédagogue en la matière.

Le gosse beau...bien bien moins expérimenté. Y a pas si longtemps il avait encore de l'acné j'suis sûre. Cependant qu'est-ce qu'il assure ! À croire que c'est inné chez lui (ou alors il a eu une bonne initiatrice) (comme quoi tu vois, faut leur expliquer aux gars, après tout le monde il est content).

Le rappeur...(allez va prendre ton train, tu m'agaces là).

Bilan provisoire : 1 hors concours pour cause de pas testé, 2 très bien, 1 excellent. La moyenne générale de la classe est plutôt bonne cette année.

4) Projets, ambitions, envies ?

Le charmant : que ça dure longtemps, qu'on vive ensemble, qu'on fasse des petits Totoro, mais on n'est pas obligé d'être fidèle puisque de toutes façons on s'aime.

(Ex) : pareil, mais on est obligé d'être fidèle si on s'aime.

Le gosse beau : qu'on baise.

Le rappeur...(ah ben c'est malin tu l'as loupé maintenant. Bien fait).

Bilan provisoire : vie de couple, plus ou moins dégagée des obligations militaires.

Conclusion. Premièrement tu vas me faire le plaisir de la faire toi-même la conclusion. Si tu imagines que je vais me taper tout le boulot, je crois que t'as un peu rêvé. Deuxièmement et pour finir, je suis au regret de t'informer que ton billet n'est ni échangeable ni remboursable.

mercredi 26 juillet 2006

♫ Respire et si ça t'suffit pas re-respire, ou bien le pire est à venir bébé ♫

Disons que parfois la vie est mal faite.

Dimanche soir, épuisée par mon week-end qui, en dehors du fait qu'il ait été fourni en festivités comme à l'accoutumée, a, en plus, été travaillé...je tombe dans un profond sommeil chez (ex)-mobamour. L'alternance continue oui (et toujours aussi platonique. De mon fait. D'ailleurs le lendemain il me dit : dis donc, ça serait bien qu'on fasse l'amour un jour...Mmmouais). Il n'est donc que 23h30 (♫ on est quel jour ? Dimanche. Le septième. Faut qu'j'change le système. Et Dieu créa la flemme ♫) quand la sonnerie de mon téléphone portable commence à s'intégrer à mon rêve, jusqu'à ce qu'(ex)-monamour me secoue. Je décroche, autant vous dire pas fraîche.

Hello Ada, it's le rappeur canadien, how are you ? (T'inquiète, t'es pas obligé de connaître l'anglais. Et même si y a de fortes chances que tu maîtrises, je traduis, on sait jamais : Salut Ada, c'est le rappeur canadien, comment vas-tu ?) (non c'est pas du foutage de gueule, y a le droit de pas savoir, ce sera toujours mieux que l'émission télé)

Oooooh, I was sleeping (putain je dormais)

I'm so sorry...ooh (vraiment désolé, ooh)

No problem. How are you ? (Pas de problème (je commence à prendre conscience que c'est le rappeur canadien, bordel, trop cool). Comment vas-tu ?)

I'm fine, thank you. May I see you tomorrow to visit mon lieu-de-travail ? (Je vais bien, merci. Est-ce qu'on peut se voir demain pour visiter mon lieu-de-travail ?)

I don't work tomorrow, I work on Wednesday (Je travaille pas demain, je travaille mercredi)

Ooooh...I leave on Wednesday (Ooooh...je me casse mercredi...)

Ooh (quoi ? on avait envie d'arrondir nos bouches, et alors ? ça permet de bailler discrètement)...but we can go even if I don't work (Ooh...mais on peut y aller même si je bosse pas)

Ok ! Tuesday, is it good for you ? (D'accord ! Mardi ça te va ?)

Yes it is ! (Oui ça marche !)

Je me dis qu'on a réussi à être synchro malgré sa virée aux quatre coins de l'Europe et que voilà une chose qu'elle est bonne. Car j'avais bien apprécié sa compagnie lors d'une teuf pas trop lointaine.

Je sors du métro mardi, il m'attend. J'avais oublié que ses yeux étaient aussi bleus. J'avais oublié que ses tatouages étaient sensuellement performants. On visite. Même les coulisses, ce qui l'enchante. Plus tard on va boire un verre. Thank you so much Ada, dit-il en mettant la main sur son coeur. Puis il essaye de parler français : je me sens maguenific (oui oui, je confirme, tu es magnifique, hum).

SMS du charmant charmeur chilien : Alellouhaaa ! (comme j'te l'dis) (sinon on dit sic) jviens drentrer ! (kom tu lvoa jte bip de suite) ton petit mot me touche beaucoup (je vous expliquerai peut-être un jour l'histoire du petit mot). Jé un redv a 19h. En attendant ça me plairé mucho de siester avec toa ! Alors bon, moi aussi j'ai bien envie de faire la sieste, mais sur un beat un peu cadencé tu vois (enfin un jeu de mot pourri digne de ce nom). Seulement une amie à moi nous rejoint. C'était prévu hein. Et puis quand même, si j'arrêtais les conneries à un moment ?

SMS encore : Apré jiré o XXX stv venir ce soir ? C open bar ! La voix de la raison parle à travers ma bouche. Je réponds oui au charmant et je propose au rappeur de se joindre à nous. Il accepte. Retour dans nos appartements respectifs, histoire de prendre des douches, de faire la sieste (mais chacun pour soi) (♫ poursuit sa nébuleuse ♫), tout ça tout ça.

À 20h le charmant me textote qu'il part en speed à l'apéro car la rumeur dit que ça se termine à 21h. J'appelle le rappeur canadien. On décide de se retrouver au bar en bas plutôt que de courir dans le métro (ben oui, on n'a pas de skate nous). Beaucoup plus tard (après environ deux mille sourires de mon côté et two thousand smiles du sien, la façon très excitante qu'il a de prononcer mon prénom avec son accent, des échanges intellectuellement riches (faut savoir qu'il ne lit que de la philo))...le charmant charmeur chilien nous rejoint et nous invite chez lui, avec d'autres.

La soirée se termine paisiblement : quelques herbes aromatiques, un petit mix spécial dédicace au rappeur. Celui-ci prend mon adresse électronique. On se serre fort. Sans aller jusqu'à la tristesse, on est peut-être un peu frustré...De quoi ? D'une occasion manquée ? J'ai pas trop envie d'analyser là tout de suite. Pourquoi j'ai eu envie de lui (parce que c'est une histoire impossible, donc simple à gérer ?). Pourquoi je l'ai pas fait (parce que je tiens au charmant ?). De toutes façons, comme dit le rappeur : we keep in touch ! (euh sciouz mi, j'ai pas bien compris, quand est-ce qu'on se touche tu dis ?)

mercredi 12 juillet 2006

♫ I was feeling insecure, you might not love me anymore ♫

Ouais mais oh, j'vous vois venir hein, alors on se calme, faudrait voir à pas s'emballer. C'est pas parce que j'ai dit que je l'aime que tout de suite faut s'imaginer des trucs et des machins. D'accord je l'ai dit. Ok. Ce qui est dit est dit. Mais quand même. N'allez pas croire que ce soit si simple.

Hier, devinez où j'étais ? Exactement. En terrasse, au bar en bas de chez moi, avec un couple d'amis. On boit l'apéro et on décide d'aller manger à côté. Je me lève et qu'est-ce que je vois derrière la chaise ? Un skate. Forcément je regarde. Y a pas si longtemps, ça m'aurait fait ni chaud ni froid, mais là, un skate, attends, ça m'intéresse. D'autant plus qu'après examen minutieux de l'engin, je leur dis : mais je le connais ce skate ! Je mate autour, histoire de trouver le propriétaire. Personne. Intriguant...Le propriétaire est peut-être aux toilettes ? Non. Je dégaine mon téléphone : ben alors, je viens de rencontrer ton skate, tu fais quoi ? Je suis monté prendre une douche. Mais ça fait longtemps que t'étais derrière moi ? Ben oui, 20 bonnes minutes. Mais pourquoi t'es pas venu nous voir ? Parce que tu m'as pas vu. (???). Bon je descends là.

Je trouve ça un peu chelou mais j'attends de voir. Il descend, salue mes amis. Je lui redemande pourquoi il est pas venu dire bonjour. Et là, le truc de ouf, il me dit, plutôt froidement : ben voilà, je te dis bonjour. Et il me fait la bise. Oui tu as bien lu, la bise, sur les joues, en camarade quoi ! Genre on est des potes. Non mais il se passe quoi là ? J'ai raté un épisode ou bien ? Mais bon, y a mes amis, on va non plus y passer la nuit, je lui dis qu'on va dîner. Il me dit qu'il y a une teuf après. On trace chacun de son côté. Je suis légèrement perturbée, normal quoi.

Après le dîner je l'appelle. Il est tout content. Il me propose de le rejoindre, il est en train d'acheter des pizzas pour la teuf. Je lui glisse quand même que ouais mais y a un truc que j'ai pas capté. On va en reparler, répond-il. Tu m'étonnes Elton, un peu qu'on va en parler...La teuf. Sympa. Les potes du charmant charmeur chilien ont tous des balcons au 10ème étage, c'est une secte faut croire. Vue imprenable sur la lune rousse (enfin je sais pas trop s'il s'agissait bien d'une lune rousse, mais en tout cas on disposait d'une lune, de couleur plutôt rousse ok ?). Il y avait un rappeur fraîchement débarqué de sa contrée d'Amérique du Nord qui me regardait deloin au début, en me faisant des sourires. On s'est retrouvé sur le balcon. I spoke english all night long, avec ce grand gaillard hyper baraque mais tout en douceur veloutée. On a écouté sa zique, enfin sa voix surtout. Bizarrement on a longuement parlé de ma bad love story avec (ex)-monamour. Et de Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, William Burroughs. Des pays d'où l'on vient. De ceux où on ira. Si on arrive à être synchro je lui ferai visiter mon lieu de travail. Bref y a eu un certain feeling.

En partant, le charmant charmeur chilien note : tu l'as trop fait kiffer le rappeur. Oui ok, mais si on revenait à nos moutons hein ? C'était quoi le problème ? Tu m'expliques ? Bon alors en fait, en arrivant au bar, il m'a vue avec cet ami, qu'il n'avait jamais rencontré, qu'il a trouvé très beau gosse (c'est vrai) et il a pensé qu'il s'agissait de mon ex. D'ailleurs c'est ça non ? c'est ton ex ? Non non (enfin si un peu, mais c'était il y a longtemps et on a choisi l'amitié plutôt que le sexe finalement, bon choix en l'occurrence), c'est juste un ami. Et je te rappelle qu'il était avec sa copine. Et après on dit que c'est moi qui vois pas...Oui mais il voulait se faire beau avant de venir nous voir, et puis il trouvait ça amusant d'être là incognito. Et le coup de la bise ? Ben pareil, vu qu'a priori c'était mon ex, et que j'avais l'air tellement "subjuguée" par notre conversation...Non mais j'te jure, où va-t-il chercher tout ça ? Il me rejoue le coup du "Jte biz" avec rendu de monnaie. Il s'est fait tout un trip jalousie à deux balles, sous couvert de "J'voulais pas déranger". Curieux quand même. Un pey énervant même. Mais mimi. C'est touchant de le voir touché. Tant que ça nous fait pas couler...