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mardi 26 septembre 2006

Aquaplanning, sous les pavés la plage

Totalement à l'Ouest la fille. Si tu veux je t'apprends à planer, je commence à avoir de l'entraînement, la preuve : je me mélange les pinceaux avec mon planning.

Ouais, parce que je bosse dans un endroit où on a des plannings de service public d'une amplitude horaire assez large (9h-20h) et du lundi au dimanche (pas exactement mais je simplifie pour que tu te barres pas en courant). Y a donc des gens qui sont chargés de les pondre ces plannings, et crois-moi, ils se prennent bien la tête à remplir leurs grilles avec nos noms, d'autant qu'il faut qu'ils prennent en compte le fait que X part pour son cours de poterie le jeudi à 17h, que W a la garde alternée de ses enfants les semaines impaires sauf exception, auquel cas (bravo) ça bascule sur les semaines paires, que Z est à temps partiel, qu'Ada est dur le divan de son analyste deux soirs par semaine, je t'en passe et des meilleures (on est quelques dizaines, tu vois le genre).

L'erreur étant humaine et les casse-têtes pas que chinois, ils font forcément quelques petites bévues par ci par là. Par exemple ils te collent Y en service public à 9h alors que c'est justement le jour de la kermesse et qu'il s'est engagé à tenir le stand de pêche à la ligne...et là c'est le drame et crois-moi que les enfants vont pas comprendre s'il leur parle de la mission de service public qui fait de notre beau pays un cas tout à fait à part, sauf à quelques endroits et encore pas partout, même en France (oui c'est excatement ce que je voulais dire).

Dans ces cas-là, on n'est pas chien, solidarité oblige, on s'arrange entre nous, on fait des échanges tu vois, c'est un peu la teuf. Genre tu reçois un mail qui dit SOS ! Qui voudrait échanger ma plage (oui on dit plage, on a bien le droit de rêver) de service public ? J'examinerai toute proposition honnête. Avis aux amateurs, y en aura pas pour tout le monde (là t'es censé rire et te dire : il est drôle, il a de l'humour, allez je vais lui rendre service). Ou alors y a des petits malins qui usent d'une autre méthode : Pour cause de réunion-formation-mission à l'xetérieur-réception du ministre de la Culture du Burkina Faso (choisis ton menu), je ne pourrai pas assurer ma plage de service public (et là tu dois te dire : merde, le pauvre, il faut absolument le dépanner). Moi, tu t'en doutes, les gens me proposent rarement leur palge du matin. Par contre, va savoir pourquoi, les plages du soir j'en ramasse à la pelle. Enfin bref, chacun ses goûts.

Hier soir, alors que je sirote une pinte de blonde à la terrasse du nouveau bar, en compagnie de Phénix, de mon pote et de sa toute nouvelle belle, je réalise soudainement que damned ! demain je sors à 20h mais j'ai rendez-vous sur le divan à 19. J'ai oublié d'échanger ma plage...Il est trop tard pour déranger les collègues et l'analyste. C'est embêtant mais pas trop non plus, la nuit porte conseil, comme on dit quand on sait pas quoi dire.

Ce matin je me lève pas trop tôt, je téléphone à l'analyste qui accepte de me recevoir en fin de matinée. La séance est lourde, vraiment ça rigole pas. À la fin il me donne un mouchoir en papier, alors quand je te dis que ça rigole pas, c'est un euphémisme, ou je sais plus bien comment ça s'appelle comme figure de rhétorique, tu sais, c'est la même que Chimène quand elle dit Va je ne te hais point, une litote, voilà ça me revient, comme quoi la mémoire hein quel système incroyable. Oui bon.

J'arrive au taff la bouche en coeur sur les coups de midi et demi. Dans le bureau je me fais accueillir par une collègue et son sourire complice qui signifie : oh toi, t'auras pas tenu bien longtemps le challenge de la ponctualité. Et alors là, toute fière je lance : c'est pas du tout ce que tu crois, je fais la fermeture, donc je suis à l'heure ! Ah mais non, répond-elle, c'est moi qui fais la fermeture ! Après on s'arrache les cheveux, on se griffe, on se mord à mort, c'est moi, même pas vrai, menteuse, j'étais preum's...non allez on est des gentils nous, juste on se réfère au planning, une sorte de Bible format excel, et on constate qu'elle a raison.

Je ne te cache pas que ça me fiche un coup, non pas que je m'inquiète de mes horaires, non, plutôt de ma santé mentale...Finalement ma collègue ne tenant pas particulièrement à assurer cette plage, étant donné qu'elle a chez elle plein de choses intéressantes à faire, genre la bouffe pour six (ah ben oui, elle a pas fait les choses à moitié, elle voulait payer le train moins cher, mais pour voyager faut qu'elle réserve un wagon, alors l'un dans l'autre faut voir), des lessives, les devoirs des enfants, tout ça (alors que moi, en tant que célibataire, c'est bien connu, j'ai que ça à faire de taffer) elle me l'offre généreusement sa plage et tout le monde est content.

Sinon je te parle pas de mon ♥ métaphorique (à moins qu'il ne s'agisse d'une métonymie, ou d'une synecdoque, débrouille-toi après tout, je vais pas toujours te mâcher le travail) parce que c'estr comme qui dirait la loose bordélique...et un peu de suspens, ça peut pas te faire de mal.

jeudi 22 juin 2006

♫ Le monde moderne m'emmerde, j'ai pas l'esprit d'initiative ♫

Y a des jours où t'es soulé. D'autres, t'as la gueule de bois. Jusqu'ici tout va bien. Mais les jours où tu cumules les deux, ça devient tendu, limite t'aurais la haine (cinéphile, c'est donc ton frère).

Je vous fais un récapitulatif des derniers événements.

Mardi. Séance d'analyse. Une comme ça, j'en avais jamais vécu et s'il était possible que ça se renouvelle pas, je dirais pas non. L'analyste a beaucoup parlé. Non mais, quand je dis beaucoup, c'est sérieux, il a fait des phrases quoi, le truc incroyable. Il serait ardu de vous en rendre compte dans le détail, disons juste que je me suis pris une bonne volée de bois vert dans la face, histoire que j'arrête de me la voiler. C'est pour mon bien hein, l'analyste ne joue pas avec le feu, surtout que le bois vert, pour faire du feu, paraît que c'est pas terrible...

Mon programme initial, en sortant de là, c'était d'aller à la laverie. Un petit rituel que j'aime tant (ou une nécessité si tu veux te fringuer le lendemain, ça dépend). Puis recentrage et repos dans ma solitude. Seulement, après cette séance, je reçois un SMS pour un éventuel apéro. Autre rituel, moins nécessaire mais tellement plus enthousiasmant. Laverie ou apéro, tu choisis quoi toi ?

Je vous passe les échanges de SMS au cours de cet apéro. Au final j'ai dormi, à nouveau, chez le charmant charmeur chilien.

Mercredi la journée a été douce, malgré le temps...on a mangé des frites sur le port et on a failli faire l'amour dans un petit parc en bordure de Seine, mais non quand même. Le soir mes potes nous ont retrouvés. Comme prévu le charmant charmeur chilien est parti rejoindre ses camarades pour fêter la journée du skate. Comme prévu j'ai rejoint (ex)-monamour tard dans la soirée.

Alors j'vous l'dit tout de suite, c'était peut-être la teuf de la zique mais c'était pas la journée de la femme. (Ex)-monamour m'annonce après sept ans de réflexion (au moins) que c'est avec moi qu'il veut faire sa vie, avec maison, enfants, jardin, chien méchant et barbecue le dimanche. Je lui dis que pour ma part, ben, faut voir, je sais pas trop (j'aime pas les chiens). Il peut quand même pas me reprocher d'être méfiante, à ce stade. Moi aussi j'ai besoin de réfléchir.

Plus tard il a profité d'un moment d'absence pour fouiller dans mon téléphone portable : il a lu tous les messages du charmant charmeur chilien. Mis à part le fait que ça se fait pas (maintenant c'est fait), force est de constater que je suis prise en flag. Oui mais en flag de quoi ? Les parenthèses sur l'ex sont toujours là, me semble-t-il ? Cela dit il le prend bien. Euh en vrai moyennement bien. On pourrait croire que du coup la question est réglée. Mais non, ça ne l'empêche pas de persister et signer dans ses projets nous concernant.

Alors c'est sympa le ou bien...ou bien...(esthétique ou éthique, Soren K. c'est trop un balèze, il a vraiment tout compris) mais ça va cinq minutes, à un moment faut choisir. Genre maintenant ou bien tout de suite. Parce que si le charmant charmeur chilien ne voit pas d'inconvénients à ce genre de situation, du moins je le suppose, je suppose également (nous aurons une grave discussion bientôt) qu'il n'en va pas de même pour (ex)-monamour.

Pour m'aider à faire mon choix : Alohaaa ! Jviens démerger avec la tete en vrack. (m'étonne pas, espèce de fêtard) Après le sk8 jme suis retrouvé a coté dbastille car le truc des halles était annulé. ça a duré jusko matin. Kom un idiot jé pa pri mon prt ! Jvoulè te rejoindre ! (oui mais bon c'est-à-dire que...) Et toa komen ça cé passé ?! (comme çi comme ça hein à vrai dire) Moa jé trop bu !!! (ben moi je suis soulée et j'ai la gueule de bois, tu lis pas mon blog toi ou quoi ? Ah ben non forcément, je suis très conne mais quand même) Jte bizoute ts plein !

T ou ? tu taf ? (oui monsieur, je travaille, moi, môssieur)

Oooh ! Jsui impressioné ! (moi aussi, je bats des records de nuits blanches) Tu té pa couché tro tard ? (si, trop) Jespère ktu menve pa pr hier soir ?! (ben non, t'en vouloir de quoi ? D'autant que j'étais pas vraiment dispo hein) Cé bizarre cé kom si on cété kité depuis longtemps ! Tu me manke déja (maintenant que tu le dis, j'peux le dire aussi)

Bon courage ptite marmotte ! (merci) Jtembrasse, jte mord, jte crok ! Jte fé pleins dpetis bizoux encore é encore ! (toujours aussi oral le charmant)

Je crois que je vais pas attendre les présidentielles pour m'exiler, moi. Où c'est-y qu'ils tolèrent la polyandrie déjà ? Allez, dansons la java !

vendredi 12 mai 2006

"T'as de beaux yeux tu sais"

Le temps des terrasses est revenu.

Hier soir, après une séance d'analyse qui est passée à la vitesse de l'éclair (c'est marrant la perception du temps...tellement variable et en même temps tellement immuable. Un jour sur le divan je me disais oh là là, mais qu'est-ce que ça passe lentement aujourd'hui, j'ai l'impression que ça fait trois plombes que je parle...L'analyste finit par sortir son rituel Bien. On va continuer la prochaine fois qui met fin à la séance, je me lève, je paye et, mon portable rallumé, je me rends compte que je suis restée une heure au lieu de 25 minutes...Moralité : quand le temps paraît long, c'est parfois qu'il l'est. Par contre j'ai jamais compris le pourquoi de cette séance à rallonge)...une séance éclair donc, mais avec une durée règlementaire, un peu comme quand une nuit semble aussi rapide qu'un clignement de paupière (et je ne parle pas de paupière par hasard, croyez-moi, tout est calculé au millimètre près)...eh bien, après cette séance, me sentant fraîche et dispose, et pour changer un peu car je suis une aventurière de l'imprévu, je me suis rendue au bar en bas de chez moi.

En terrasse, pour profiter du soleil et parfaire ce bronzage que j'ai bien failli perdre avec ces récentes sessions pluvieuses. Mais pas de panique, la situation n'est pas désespérée, ça reste bien doré (ah ben oui, ma vie est pleine de questionnements métaphysiques, comme vous pouvez le constater).

J'étais avec un pote. Ça n'a l'air de rien mais vous verrez que ce détail a son importance. Passe un homme charmant, avec qui j'avais plaisanté une fois il y a longtemps, mais vite fait, pas de réel échange, deux mots à tout casser, même pas, peut-être juste un sourire.

Bon en fait, faut que je vous explique, quand je dis le bar en bas de chez moi, c'est un raccourci, je n'habite pas littéralement au-dessus, tandis que ce jeune homme si, semble-t-il. Et là, en rentrant chez lui, il m'aperçoit et me salue, d'un regard appuyé et l'air agréablement surpris (il est vrai que je n'ai pas été très assidue ces derniers temps).

Puis il ressort de chez lui et rejoint des amis en terrasse. S'est alors déroulé un échange d'oeillades pas piquées des vers, camarades. C'était Quai des brumes en buvant de la blonde. Seulement voilà, j'étais accompagnée et si l'on avait sondé un échantillon représentatif de la population, je pense qu'une bonne partie aurait émis l'hypothèse que le pote en question était mon petit ami. Or non, je m'inscris en faux, point du tout. Mais pas moyen de le faire savoir au charmant là-bas...J'aurais pas pu venir avec une copine plutôt ? Sûr que si j'avais été avec une fille, il serait venu nous parler. Et mon pote le serveur, vous croyez pas qu'il aurait pu bosser ce jour-là ? Eh ben non, jamais là quand il faut. Parce que je suis sûre qu'ils se connaissent. Un habitué et un serveur, forcément ça se connaît.

Près de moi une tablée composée d'éléments exclusivement masculins se prend en photo, refait le monde (activité très répandue dans ce genre de lieu) et fonde un parti politique. C'est assez drôle (sauf qu'il y en a un qui sent pas très bon) surtout qu'ils nous prennent à parti...Bon sang, il pourrait pas être pote avec ceux-là, le charmant, histoire qu'on engage la discussion, l'air de rien...Mais non, il continue à m'envoyer des sourires avec ses yeux...Impression : douce chaleur.

Voilà, le temps des terrasses est revenu. Au coeur de l'hiver, quand on se presse autour du comptoir, le contact est plus facile, merde.

(Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je crois que je vais passer un peu plus souvent au bar en bas de chez moi, bon pas ce soir, j'ai rendez-vous avec ex-monamour, ça tombe mal, mais dès que possible, et seule même.)

vendredi 21 avril 2006

♫ À l'analyse, il r'ssortirait que j'suis pas d'équerre ♫

Je vous sens frustrés sur le troisième point de la dernière fois. Comment ça, vous vous souvenez même plus de ce dont il s'agit ? Vraiment, hein, vous faites pas beaucoup d'efforts...Si ça continue je vais faire une interro surprise un de ces jours, ça va pas traîner. Et ça comptera dans la moyenne, non mais.

Comment ? Plus fort s'il vous plaît...Oui, c'est ça : la psychanalyse. Merci d'avoir triché d'un regard oblique sur le post précédent. Alors la psychanalyse, c'est quoi donc ? Déjà, ce qu'il faut savoir, c'est qu'on ne va pas chez un psychanalyste par hasard. Ah bon ? Ben non. Ce n'est pas en flânant dans les rues d'un pas nonchalant qu'on finit par sonner chez un psychanalyste dont on a vu la rutilante plaque. D'autant qu'en général ils ont pas de plaque. Enfin, ceux qui sont pas psychiatres. Les autres, ils crânent leur science. Tandis qu'un psychanalyste, c'est même pas un médecin, ouh le naze, il peut pas prescire de médocs...

Non, un analyste (on va faire court), on lui téléphone, en panique, parce qu'on croit qu'on est en train de devenir fou (je parle de moi) (ben oui encore, qu'est-ce que vous voulez, j'ai pas de mec, j'ai pas d'enfants, je fais avec ce que j'ai sous la main) (sinon on peut discuter politique, mais on risque de s'engueuler, ce serait dommage) (je peux vous parler d'ex-monamour aussi. Non ? Non, vous avez raison, il commence à nous souler celui-ci) (quoique...y a des petits rebondissements ces temps-ci)...on croit qu'on devient taré parce que ça vrille dans tous les sens, on sait plus qui on aime, ce qu'on veut, comment, pourquoi, et tante Alberte ça va ? En fait y a pleins de gens, ils vont chez le psy parce qu'ils ont un chagrin d'amour...et là je suis trop fière : oui j'ai un chagrin d'amour mais j'y vais DÉJÀ chez le psy, eh eh, comment j'ai trop bien anticipé. Bref. On obtient un rendez-vous trois semaines après. Trois semaines ? Oui mademoiselle, si vous avez pu tenir jusqu'à maintenant, vous êtes plus à trois semaines près, vous allez pas me la faire...Mais mais mais...bon d'accord.

Le jour J on tremble. C'est un peu comme un rencard amoureux, sauf qu'on n'a plus envie d'y aller, on se dit que finalement ça va pas si mal, allez viens, on va boire un coup plutôt, ou un ciné, ou rien hein, si on allait dormir ?

On se retrouve dans un fauteuil face à l'analyste. On fait son petit speech sur le pourquoi on est là (alors je m'appelle comme ci, et je travaille comme ça, et là je suis à la croisée des chemins mais je sais pas quels sont les chemins, j'ai pas vu le panneau) (j'fermais les yeux toujours etc...). L'analyste écoute. Il dit que oui, on peut commencer quelque chose, à raison de deux séances par semaine, si ça convient ? Ah ben oui, d'accord. Il dit qu'il faut fixer un prix pour les séances. Ah ben oui d'accord, c'est combien ? Il dit que c'est en fonction du prix qu'on accorde à sa propre parole. Ah. Ben c'est-à-dire que...ça dépend des mots hein.

Les premières semaines, on reste sur le fauteuil en face-à-face. On parle beaucoup, on pleure un peu, l'analyste écoute (toujours), relance, pose une ou deux questions.

Un jour l'analyste propose le divan. On s'allonge et hop, on voit plus l'analyste. Euh bon, on est censé faire quoi là ? L'analyste dit qu'il faut dire tout ce qui passe par la tête. Ah bon ? Tout ? Mais euh, ça va pas être facile ça. Surtout qu'il faut tenir 25 minutes...Mais vous allez bien aider un peu non ? L'analyste dit ; mmm. Bon. Ok on se lance.

L'analyste écoute. On parle. On pose une question. L'analyste répond : ah, vaste question...On dit : pourquoi X me rend-elle si haineuse ? L'analyste répond : mmm haineuse oui...On dit : quand est-ce que je vais arrêter de faire n'importe quoi ? L'analyste répond : quand...?

Quand la séance est finie, on se lève, on paye et l'analyste ne dit pas merci. Voilà les enfants, c'est ça la psychanalyse.

Meuh non, bien sûr que non, ce n'est pas QUE ça. Mais le reste c'est moins drôle, ou plus drôle, en tous cas intime.

Prenez vos cahiers de texte. Pour dès que possible, vous résoudrez les exercices suivants : comment faire un lien ? comment insérer une image ? que fait la police (partout, justice nulle part, oui on sait) ? Car mon choix final s'est porté sur le modèle je-sais-pas-quoi -tequila, parce que ça se refuse pas mais juste une goutte alors.

Qui est volontaire pour effacer le tableau ? (c'est à ça qu'on reconnaît les virtuoses (oui les chevilles ça va pas mal) car le titre du post est un extrait de la chanson qui se cache l'air de rien, dans cette question finale. À vous de jouer mes braves, y a rien à gagner mais on est des sportifs ou bien...)

vendredi 31 mars 2006

Le ventre de l'assommoir de Paris

Que croyez-vous qu'il arriva ?

Eh bien, c'est-à-dire que...hum, comment vous expliquer ?

J'ai pas réussi à aller faire du sport. Oui, allez-y, huez à vous en exploser les poumons, j'assume. Inutile d'invoquer des circonstances atténuantes, j'imagine que vous n'en avez que faire. Vous vous dites Y a pas à chipoter, elle a pas tenu sa résolution, point barre. Cependant permettez-moi quelques explications. Pas des excuses, nuance.

Après une journée de travail, direction le divan de l'analyste. Car, oui les amis, je suis en analyse. Et ce n'est pas un travail de tout repos. Ça déméninges (ah aha) dans tous les sens, et je pèse mes mots (qui a dit lacanienne ?). Bref cette séance fut riche, que dis-je riche, multi-millionnaire. Et à quoi reconnaît-on une séance riche, me direz-vous ? Facile : quand on en sort, on a le cerveau en vrac, ça cogite et ça s'agite à l'intérieur du plus profond de toi.

J'en sors donc, avec les symptômes ci-dessus mentionnés et, hyper motivée, j'appelle les copines de sport : eh ben en fait elles sont trop fatiguées, la semaine prochaine peut-être...Ouais je vois. Qu'à cela ne tienne, si vous croyez que je vais me laisser abattre pour si peu, vous vous méprenez grandement, bande de dégonflées. J'irai seule, na.

Je rêvasse sur le strapontin qui me mène vers le Graal (alias ventre plat)...mon inconscient cogite et s'agite (rappelez-vous) (non mais suivez un peu, c'est pourtant simple) à tel point que...sans préavis ni motivation (retrait ! retrait ! retrait du CPE !) mon estomac (bientôt plat) se contracte et déclenche une réaction non homologuée, du style vertige, vision trouble et tutti quanti ! Caramba ! Vite, sortir du métro, prendre une bonne bouffée d'air pollué, se rafraîchir la face à la pluie acide...se calmer.

Remonter dans le métro. Grave erreur, ouh là là, grave grave erreur. Car le troupeau de malheur, en embuscade, m'attendait au tournant (niârk niârk), en la personne d'un clochard, fort avenant par ailleurs, mais dont l'équilibre précaire (retrait ! retrait !) (hum désolée) provoqua un lâcher de bouteille du plus bel effet dans cet espace clos et confiné...Mais mais mais, quel parfum vient ici chatouiller ma narine ? Serait-ce que j'ai la tête qui tourne ? Au secours !

Rassurez-vous, je suis restée très digne et j'ai su maîtriser tous mes fluides corporels. Cependant, toutefois, néanmoins, j'ai, à partir de ce moment-là, abandonné toute velléité sportive. Qui, parmi vous, osera me jeter la première pierre ?

Oui, bon ok, lapidez-moi, merci de votre soutien.

Je sors (sous les huées).

Et me retrouve au bar en bas de chez moi, où la clientèle est sympathique et réconfortante, où la musique est bonne et souvent en live, même qu'un des serveurs c'est un pote, alors hein. Car voyez-vous, quitte à renoncer au ventre plat, autant boire de la bière.